‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 166 sur 224 · fes ÏVétit sich'diè Gottheit'der reuigien SOftder · texte numérisé non relu

fes ÏVétit sich'diè Gottheit'der reuigien SOftder

.. Unsterbliche hebea verlorene Kinder

Mit feurigea Armen zum Uimmel empor.

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romance est un poème trop court pour produire un tel effet. Les premières notes d'un air, les premiers vers d'un poème transportent l'imagination dans la contrée et dans le siècle qu'on veut peindre; mais si quelques mots ont cette puissance, quelques mots aussi peuvent détruire l'enchantement. Les sorciers jadis faisaient ou empêchaient les prodiges à l'aide de quelques paroles magiques. Il en est de même du poète ; il peut évoquer le passé ou faire reparaître le présent, selon qu'il se sert d'expressions conformes ou non au temps ou au pays qu'il chante, selon qu'il observe ou néglige les couleurs locales, et ces petites circonstances ingénieusement inventées, qui exercent l'esprit, dans la fiction comme dans la réalité, à découvrir la vérité sans qu'on vous la dise. »

Aujourd'hui, après les éblouissements des descriptions orientales et les abus de la couleur locale, nous sommes peut-être moins frappé^ de ces détails exotiques au moyen desquels Goethe nous transporte dans une atmosphère lointaine, que de l'aisance avec laquelle il dégage de ce milieu étranger des idées et des sentiments communs à toute l'humanité.

Après la poésie terne et uniforme du dix-huitième siècle, on était ébloui par ces vives couleurs; après les tableaux éclatants et chargés du nôtre, on est rafraîchi par celte sobre peinture, où la richesse du coloris n'étouffe pas l'analyse déliée du sentiment.

Dans les années suivantes, la verve poétique de Schiller et de Goethe se porta vers d'autres objets. Le poète du Pêcheur laissa reposer longtemps le champ de la ballade, et lorsqu'il voulut lui faire produire de nouveaux fruits, il ne fut plus en état de les chauffer aux mêmes

rayons ni de leur communiquer la saveur des premières poésies ou la maturité des secondes. Tantôt, comme dans le Chant de noces, il lâche les fusées de sons et de paroles les plus étincelantes; mais ce jeu amuse un instant les oreilles, sans contenter la pensée et sans éveiller le rêve; tantôt, corr me dans Jeanne Sébus, il célèbre vertueusement un acte de dévouement, mais ses paroles sont de plomb, et sa fantaisie refuse de déployer ses ailes. C'est une forme vide ou une matière sans vêtement. L'équilibre merveilleux des facultés poétiques est rompu. Ce n'est plus le temps de sa jeunesse où il cueillait la fleur des mythes et des superstitions populaires pour les ranimer de son souffle et les nourrir de sa sève ; ce n'est plus le temps de sa puissante maturité où il renouvelait et. rajeunissait les fables antiques dans des œuvres d'un art accompli, d'une indulgente et humaine sagesse.

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.N6us>av0fliâ analysé j dafis les dejox.cbapiti^^iprécé'r detitsy lè8 poésies. de.Gtôthe.bùil.ne p^rle tpasi/éu/isoa ppoftfô'iiaii),>où. il. répand. ses .saatinaentsi.dansf.ufi. 64)j>t étranger, idylle ou ballade, romance ou élégie. .MaisiU ne renonce pas avec les années à sa chère habitude de € transformer en tableaux, en poèmes, tout ce qui lui cause de la joie ou du tourment ^.

Aussi semble-t-il qu'à mesure que les années s'accumulent, les poésies erotiques doivent se faire plus rares et faire place à des sujets plus appropriés à la vieillesse. Il n'en est rien. Sans doute, les éternels problèmes de l'humanité ne restent pas étrangers à la poésie de Goethe : Dieu et la nature, l'âme et le monde, l'art et la science, la société, ses lois et ses mœurs, lui inspirent des épigramraes, des odes sérieuses, des sentences et des maximes; mais l'amour lui dicte le plus grand nombre de lieder, des chansons anacréontiques, des élégies, le groupe entier des sonnets. Si l'on veut d'un coup d'oeil saisir cette prédominance, on n'a qu'à ouvrir la table du

Divfin, l'œuvre IjTique la plus considérable de ses trente dernières années, tl est di\fisë eh livres,' à Tîm'italîôri dés recueils persans, et le titre de chaque livré marque le sujet des poésies qui le composent. Tandis que' le livre dû Poète Un ceïui des Réflexions comprend une vînigtaîne de pièces, que le livre du Parse bu dé ïà rèligioil èi celui de Timur ou dé la politique 'demeurent presque' en blanc (l'un et l'autre ne contiennent que deux poégi'é^),' le livre (le SuleUcaj iauqùeron pourrait ràttachei*éflcorè pour l*arialogîe des sujets ceux d'ë Y'A'mour et' de VÉchansoh, offre un très grand nombre de chansons érotiqueç et.de déclarations amoureuses.

On le voit, Pamour est pour Gœlhe 'la source d^ris'piralibn'Ia plus abondante èl la plus vive. Jouîssancei^ dés sens, et apaisement voluptueux*, galanterie âirinable ef délicat badinage S passion soudaine et doùlbiireux renoncement^, ivresse tardive bu se mêle ramèrè saveur des. derniers adieux, de la retraite définitive dé ramour*, toutes les formes variées du sentiment lé plus complexé, trouvent un ^cho gbnore dans son âme et dans ses vers.

Si la matière de' ses chants reste la même, il démeure aussi fidèle à ses habitudes de travail poétique. Il ne poursuit, pas la Muse, il l'attend. Comme dans la nature,' il.ésjt des fruits qu'un seul ràyoïi propice suffit à mûrir; il eh est d'autres que développent lentement de longues alternatives' de pluie et de soleil ; d'autres enfin ne vienncnt point, â maturité. Gœthe les laisse tomber de l'arbre ou les sbilibitè d'une main délicate; jamais îl tié lés

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