‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 172 sur 224 · iinna/es. p · texte numérisé non relu

iinna/es. p

2. Frommann, La maison Frommann, p. 117. Voir aussi un portrait

pas, â.I? vérité, des trails beaux et réguliers, mais ses cheveux noirs et abondants et ses grands yeux bruns avec leur expression de bonlé ing;éaue, gui se jouait aussi au-; tour de si bouche^ ne permeitaient pas de penser à ce qui. pouvait lui manquer. D'ailleurs, riensemble de sa figure^ élail en harmonie avec les proportions heureuses de sa taille élancée et la grâce pe,chacun de ses mouvements^ Ajoutez le reflet d'une bienvéillanceuniversélTe, d'une nature modeste, dévouée, altenlivéà lotis les besoins et aux désirs tacites des. autres, j ^ /

Cette aimable jeune (i\U est-elle i'Iièi'oïne dés' soiiriels eomme elle est celle de Pandore et Aes'Affinilés étéctitesfW est certain que le mol de lai charade' est sonnoii}' de famille, et que le jour de l'aventde l'an 1807 ' ^~'' être ppur le poète une « époque i aussi import Pétrarque le yendredi-Saint*, Gœlhe ilîn'acheï ^

maan, où Minna le charma par sa grâce naïve, deux derniers sonnets ont été publiés longtemps autres. Selon Frommann, à l'avis' duquel sa . . personnelle à l'égard de Minna donne le plus grand poid^, ce sont les seuls sonnets qui conviennent 'à cètfe-'ci. Il ajoute de son ton un peu sec, avec un singulier laconisme d'vxpression et de développe nient : « Les sonnets i à it) ne conviennent pas à M. H. ; le 3' et le .ti' le moins, dé même le 13=. Lé 11° et le 12' peuvent être, adressés tout aussi bien à n'importe quelle autre; le l-t" et le 15' hé font que décrire les faiseurs de sonnets en général; le 16° et le il' seuls sont composés, sans aucun doute, pour

de Minna Uerzliêb dans le journal récëmmëilt pUbUâ'de LoUiïË Sei-

i. Sonnet n. , ' '

■ t. Sonnet iê: ' " ' ■-■■■■ '

"sonnets.' 311

elle*... » Voilà une déclaralion catégorique, bien faîlé pour ébranler là confiance, puisqu'elle vient d*un fr^tè parlant de sa sœur adoplive.

Mais ce frère peut se tromper : peut-être même sa piété filiale Tengage-t-elle à fermer les yeux sur cette passion. Nous surprenons ce désir dans tout ce qu'il nous dit des rapports de Gœthe et de Minna. En atténuant là forcé Jes senlimenls de Tun et de rautre,'ne fait-il pas une apologie indirecte de la conduite de ses parents? On pourrait les accuser, en effet, de légèreté ou d'aveuglement, pour n'avoir pas coupé court, en éloignant Minna^ à des relations platoniques à la vérité, mais peu convenables â une jeune fille de dix-huit ans et à un vieitlard sexagénaire.

Si ïious consultons les sonnets eux mêmes, nous ne pouvons nous ranger à l'opinion de Frommann ; nous ne pensons pas qu'il convienne de détacher les deuî derniers du groupe entier, puisque Gœthe les a tous réunis. D*ailleut*s, plusieurs indices nous semblent plaider en faveur de Minna Herzlieb.

Le cinquième sonnet, uri de ceux que Frommann rejette avec le plus d'énergie, marque le développement de Taffection de Gœlhe à l'égard de l'enfant, de l'adolescente, de la jeune fille : s'il dil, dans le dernier tercet, qu'il se voit forcé de la considérer comme une princesse, il'ne faut pas entendre ce passage dans un sens litléral, et rappliquer avec Lœper et "Biedermann^â la princesse

Page 1