BiEDERMANN, Zu Gxthe*s Gedichten, p
Le fait que Minna Herzlieb possédait ce sonnet, écrit de la main même de Gœthe, confirme notl'e hypothèse. (Voir Tarticle de M. Crhim cité plus haut.)
Caroline de Weimar ; il s*agit simplement de celte puissance et de cette autorité sur les cœurs que donne la beauté dans son plein épanouissement.
Les sonnets suivants peignent la douleur de la séparation et du renoncement et rappellent les belles strophes d'Ëpiménide regretfant Pandore. Dans les expressions même, il règne une parenté qui unit ces deux poésies et les rattache à un même objet. Dans le dixième sonnet, n'y a-t-il pas une allusion à Minna Herzlieb dans le choix des apostrophes : Lieb Kind! Mein artig Herzt... la charade nous a déjà prouvé qu'il ne dédaignait pas de jouer 'sur le mot. Enfin le cadeau du douzième sonnet se retrouve dans une lettre de Riemer à madame Frommann, du 20 janvier 1808*. Tous ces rapprochements nous confirment dans l'opinion que Minna Herzlieb est l'héroïne des sonnets. Si quelques traits exagèrent la réalité, c'est là le droit du poète. Gœlhe lui-même écrit à madame Frommann en parlant de Werner : « On pardonne volontiers aux poètes qui usent et abusent peut-être à l'égard de leur ami, de leur bien-aimée, du privilège qu'ils ont de pouvoir dire ce qu'ils sentent*. »
Malgré le soin avec lequel Goethe semble avoir travaillé les sonnets, nous ne les rangeons point parmi ses plus belles poésies. Ce n'est plus l'expression à la fois limpide et choisie qui distinguait ses œuvres de la première, de la seconde période. Le style est pénible, souvent obscur. On est obligé de relire deux ou trois fois la phrase avant de se rendre compte du rôle de chacun des membres qui la composent. Là même où le développement est clair, il
i.La maison Frommanrtyp, 100.