‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 187 sur 224 · SULPICB botSsÈRÉÉ, II, p · texte numérisé non relu

SULPICB botSsÈRÉÉ, II, p

Les femmes de la maison, madame Yillemer et madame Staedel, apportèrent à Gœlhe dçux corbeilles, Tune remplie des plus beaux fruits, l'autre des fleurs les plus éclatantes, la plupart exotiques. Sur les corbeilles était étendu un turban de la plus fine mousseline des Indes, entouré d'une couronne de laurier, le tout par allusion à son goût actuel pour la poésie orientale... Madame Stsedel avait, en outre, dessiné très joliment la vue dont on jouit de la fenêtre de Goethe sur la ville de Francfort, et madame Villemer y avait collé une petite guirlande de fleurs des champs, au milieu de laquelle elle avait écrit une sentence appropriée du Divan et, au-dessous du dessin, des vers sur la ville natale de Hafiz^ »

Tous ces traits nous conduisent au symbole comme au centre et au foyer de toute la poésie de Goethe :

« Et pourtant ils ont raison, ceux que je blâme : en » effet, qu'un mot ait plus d'un sens, c'est ce qui devrait it s'entendre de çoi-même. Le mot est un éventail. Entre » les lames brillent deux beaux yeux. L'éventail n'est » qu'un voile charmant : il me cache le visage, il est » vrai, mais il ne cache pas la jeune fille ; car, ce qu'elle » a de plus beau, son œil, étincelle dans mon œil ^. »

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