SULPICE BOISSERÉE, I, p
2. Und doch haben sie Recht, die ich schelle : Denn, dass cin Wort nicht einfach gelte, Bas miisste sich wohl von selbst verstehn;
Bas Wort ist ein Fâcher ! Zwischen den Stâben
Blicken ein Paar schone Augcn hervor.
Ber Fâcher ist nur ein lieblicher Flor,
Er verdeckt mir zwar das Gesicht ;
Aber das Mâdcheu verbirgt er nicht,
Weil das schônste, was sie besitzt,
Bas Auge, mir in's Auge blitzt.
Goethe, IV, p. 25.
La feuille de Gingo biloba qu'il envoie àsâ bien-aimée devient le symbole de l'union indissoluble des amants ^ Une médaille, où se trouvent réunis le soleil et la lune, offre au poète un sens analogue : le soleil est l'amant, et la lune sa maîtresse s. La respiration nous explique la vie : de même que nous aspirons l'air pour l'exhaler aussitôt, noire existence a ses contraintes et ses délivrances ^. Talismans, amulets, sentences, abraxas, cachets, représentent les variétés de chants qui remplissent le Divan ^. La poésie jaillit de la poitrine du poète avec autant de violence que la châtaigne fait éclater son enveloppe ^. L'amour est comme un cierge : il brille en se consumant^.
La plupart de ces symboles sont empruntés aux poètes de rOrient. Gœlhe, par moments, veut se déprendre entièrement de lui-même, ne rien laisser dans son poème qui rappelle l'Occident. Dans une lettre à Zelter, il se félicite d'avoir touché le but : « Chaque pièce isolée est profondément pénétrée de l'esprit de l'ensemble, elle est profondément orientale, elle se rapporte aux mœurs, aux usages, à la religion et doit être expliquée d'abord par une poésie précédente, si elle doit agir sur l'imagination ou sur le sentiment. » C'est là une illusion, et, par intervalles, il le sent lui-même. Mais il faut reconnaître que, çà et là, rOrient lui a inspiré des chants d'un caractère nouveau, riches d'images et de métaphores, sans recher-