‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 194 sur 224 · Id., I, p · texte numérisé non relu

Id., I, p

de femmes poètes de notre temps? H. Grimm raconte que, se promenant un jour avec Marianne, dans un jardin près de Francfort, et sentant le souffle d'un vent d'ouest qui présageait une pluie prochaine, il se mit à murmurer les vers suivants :

(( Vent d'ouest, que je t'envie tes ailes humides, car tu > peux lui porter la nouvelle des maux que l'absence me )) fait souffrir.

3 Le mouvement de (es ailes éveille dans le cœur un » secret désir ; fleurs, prairies, bois et collines sont en » pleurs sous ton haleine.

> Mais ton souffle propice et doux rafraîchit les pau- » pières souffrantes. Ah! je mourrais de douleur si je 3> n'espérais le revoir.

» Eh bien, vole vers mon amant, parle doucement à )) son cœur ; pourtant, évite de l'affliger et cache-lui » mes souffrances.

3 Dis-lui, mais d'une voix discrète, que son amour es » ma vie et que, de l'un et de l'autre, sa présence me » donnera le joyeux sentiment*. »

Page 1