Derjunge Gctthe^ I, page
2. Id, I, page 264. L'authenticité de cette poésie a été mise en doute par ViEHOFF, Strehlke, Scilefer, en dernier lieu par Loeper (Wahr^ /fe(^tind/>tcy^^un^, 111, page 245, édition Hempel), qui rattribueàLcnz.
que, selon le récit des Mémoires^ il fui soulagé du départ de son amie et que cette visite refroidit son ardeur, on peut considérer cette poésie comme un châtiment de la Muse qui Fabandonnait, lorsqu'il exagérait ou faussait l'expression de ses sentiments. Ici, en effet, il se lamente et se désole, il gémit du départ de Frédérique en phrases convenues, il accumule les lieux communs de rhétorique, les interjections, les tirets qui suspendent la pensée; il va jusqu'à apostropher son amie du vilain mot abstrait de « perfection :» ^ ; il laisse l'accent se poser sur des syllabes muettes; il clôt dignement par un mouvement de mélodrame :
« Quoi! ne jamais tç revoir! — Pensée atroce! Déverse toute ton angoisse sur moi! Je la sens, je la sens tout entière — c'en est trop — je vais défaillh*, je meurs, cruelle — pour toi^ ! >
La poésie qu'il lui envoie au moment de retourner à Francfort est plus simple de ton et plus sentie : le poète y distille sa mélancolie que favorisent les brouillards de • l'automne. C'est l'accent du VolksUed; ce n'est pas encore mieux ^. — Nous en dirons autant de plusieurs petites pièces de circonstance ^ : elles sont tendres, naïves; rien n'y est afTecté; elles s'insinuent au cœur