Entretiens de Gœthe avec le chancelier de Muller y p
prit avec plus de bonheur, et, pour ainsi dire, plus divinement *.]>
Le genre le plus approprié à ces dernières années est répigramme, la sentence morale condensée en quelques vers. Les Xénies apprivoisées nous offrent un grand nombre de pièces courtes, vives, écrites au jour le jour, au gré de l'humeur passagère du poète. Ce sont les réflexions de l'expérience, plus souvent tristes que gaies, plutôt amères qu'indulgentes. Elles se rapprochent sur ce point des Xénies ; mais ce ne sont pas les personnes qu'elles blessent, mais les vices, les travers, les ridicules. Souvent elles découvrent un côté du caractère de Gœthe, et à cet égard, c'est une mine précieuse que les critiques n'ont pas encore assez exploitée. Nous avons déjà cité quelques-unes de ces Xénies; en voici d'autres qui toutes ouvrent un jour sur la nature et les habitudes du poète :
« Il y a bien des choses que nous ne pouvons com- T^ prendre. Vivez toujours et vous y arriverez *. »
€ Avez-vous menti en paroles ou par écrit, c'est un
> poison pour vous et pour les autres ^. i
c En tous lieux on boit de bon vin; tout vase suffit au » buveur; mais, pour boire avec volupté, je me souhaite
> une belle coupe grecque *. »