‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 25 sur 224 · Duntzer, Frauenbildery page · texte numérisé non relu

Duntzer, Frauenbildery page

A. Nous pourrions citer de nombreux exemples à Tappui do notre interprétation. Voir le dictionnaire de Grimm au mot frei. Ce Liedf que tous les critiques, suivant les indications des Mémoires de Goethe et du Cahier de Frédérique, croient adressé et envoyé à celle-ci, M. Gœdcke, tout récemment {Archiv fiir Litera' turgeschichte, hggb. v. Schnorr, VI, 2, page 215, 1876) le suppose adressé à Francesca Grespel. Son opinion ne repose sur aucun argument sérieux.

m POÉSIES LYRIQUES DE GOETHE.

Dans A celle que f ai choisie^, celte vague promesse de fidélité devient plus nette. Il lui dit qu'il travaille et se fatigue pour elle, il lui décrit le coin de terre choisi où il espère reposer un jour leur bonheur.

« Déjà j'ai trouvé la vallée où nous irons ensemble un jour; où, dans les heures du soir, nous verrons la rivière couler doucement. Ces peupliers dans les prairies !... ces hêtres dans la forêt !...Et derrière tous ces ombrages, ah ! sans doute une cabane aussi se trouvera^. »

Encore une image imprégnée de l'émotion du poète; ce paysage gracieux et paisible est en accord avec la sérénité d'un amour pur et légitime.

Le Chant de mai a été, comme la poésie précédente, enlevé à Frédérique par M. Duntzer et par d'autres critiques; ils ont sans doute négligé le passage suivant des Mémoires qui le reproduit jusqu'en certaines nuances légères de développement : a Les jouissances que procuraient toutes les heures du jour, toutes les saisons, dans cette contrée magnifique, étaient plus sérieuses et plus sublimes. Il suffisait de se livrer à la sensation du moment pour goûter, à côté de labien-aimée ou dans son voisinage, la clarté du ciel pur, l'éclat de la terre féconde, ces lièdes soirées, ces chaudes nuits. Durant des mois entiers, nous eûmes des matinées pures, éthérées, ravis-

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