‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 27 sur 224 · Wie herriich leuchtet Mir die Natur · texte numérisé non relu

Wie herriich leuchtet Mir die Natur

Wie glânzt die Sonne, Wielacht die Fiur!

Es dringen Bliithen Aus jedem Zweig Und tausend Stimmen Aus dem Gestrâuch.

Und Freud' und Wonne Aus jeder Brust.

Erd', Sonne!

Gluck, Lust!

Licb', Liebeî So golden schon, Wie Morgenwolkcn Auf jenen Hôhn!

Du segnest lierrlich Dasfrisclie Feld,

Im Bluthendampfe Die voUe Welt.

Mâdchen, Mâdchen, Wie lieb* ich dich!

Wie bUckt dein Auge !

Wie liebst du mich!

So licbt die Lerche Gesang und Luft, Und Morgenblumen Den Himmelsduft,

Wie ich dich liebe Mit warmem Blut, Die du mir Jugend Und Freud' und Muth

Zu ncuen Liedern Und Tanzen giebst.

Sei ewig glucklich, Wie du mich Uebst !

GOKTUE, I, p. 58.

n'enrichit pas sa sensation, il le néglige. Il ne décrit pas les cabestans qui traînent les vaisseaux vers la mer* ; il ne nous montre pas avec Baïf « la nef qui jusqu'aux Indes passe ». Trop souvent le goût de Ténumération emporte ainsi les poètes loin de leur objet. Les tableaux se succèdent au hasard et se développent à Tinfini. Hais où est Funité d'inspiration ? où est la vérité du ton et de l'image? Ici, le rythme inquiet et rapide, la brillante nouveauté des expressions, la brusquerie des transitions, la vivacité des impressions isolées et variées se fondant toutes dans l'intensité du sentiment général, le débordement des strophes vers la fin, correspondant au débordement de la sensation, tout concourt à reproduire ce trouble enivrant et délicieux de l'amour qui célèbre avec la nature la fête du printemps. Dans ce chant, la sève de la jeunesse circule avec le parfum des bourgeons.

Le souvenir de Frédérique, après le retour de Goethe à Francfort, lui a-t-il inspiré un chant de regret? nous le pensons, et c'est par la même méthode que nous essaierons de le prouver. Si nous retirons à la jeune fille de Sesenheim le Chant du soir du chasseur pour le restituer à Lili, nous rattachons A V absente^ au passage suivant des Mémoires: « Fridérique m'était toute présente ; je sentais constammen qu'elle me manquait. On avait coutume, à cause de mes courses vagabondes dans la contrée, de m'appeler le Voyageur. Cet apaisement de mon cœur, je ne le trouvais qu'en plein air, dans les vallées, sur les hauteurs, dans les campagnes et les bois^. i^ Yoici la poésie :

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