‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 28 sur 224 · Goethe, XXII, p · texte numérisé non relu

Goethe, XXII, p

« Ainsi je t'ai vraiment perdue ! belle amie, as-tu fui loin de moi? Dans mon oreille accoutumée résonne encore chaque parole, chaque son.

> Comme le matin, le regard du voyageur plonge vainement dans les airs, lorsque, perdue dans Tespace azuré, l'alouette chante au-dessus de lui ;

^ Ainsi plonge çà et là moQ regard inquiet à travers les champs, les buissons et les forêts; c'est toi qu'appellent toutes mes chansons; ô viens, ma bien-aimée, reviens à moi^ »

Ces images de Talouette, du voyageur, éveillées par les courses matinales du poète à travers la campagne, se réfléchissent à cette date fréquemment dans ses vers. C'est d'ailleurs un trait marquant de sa nature. Il ne va pas à la recherche d'images lointaines, de métaphores bizarres et inattendues ; il accueille les plus simples, les plus familières, les plus prochaines, et les fait valoir par Ja fraîcheur du ton, par la vérité expressive des détails. Ce ne sont pas visites d'étrangères qu'il salue au passage, il habite avec elles* Ses sens les insinuent lentement dans son âme, qui s'en imprègne et les élabore. Une fois qu'elles hantent pour un temps son imagination, elh s

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