So hab* ich wirklich dich verloren
Bist du, SchônC) mir entflohn? * Noch klingt in den gewohnten Ohren Ein jedes Wort, ein jeder Ton,
So wie des Wandrers Blick am Morgen Vergebens in die LUfte dringt, Wetin, in d6m blauen Raum verborgcn, Hoch uber ihm die Lerche singt :
So dringet angsUich hin und wieder Durch Feld und Busch und Wald mcin Blick ; Dich rufen aile meine Lieder :
^ komm, Geliebte, mir zuriickl
POÉSIES SUR FRÉDÉRIQUE. 5i
apparaissent de toutes parts^ dans ses entretiens, dans ses lettres, dans ses ouvrages en prose, dans ses poèmes; ce sont les formes naturelles de sa pensée. Elles ont toutes leur moment de règne et d'éclat, puis, elles s'efTacent et s'abaissent; d'autres s'élèvent, dominent quelque temps et sont remplacées à leur tour. Ainsi, chaque phase de la vie du poète, chaque nouvelle situation se crée son expression vive et appropriée, et les lettres, les œuvres, les chants où elle se rencontre, portent* pour ainsi dire, avec eux leur date et la marque de leur origine.
Félix Mendelssohn, l'aimable et poétique compositeur du Songe d'une nuit d'élé, écrivait de Naples à Zelter, le 7 mai 1831 : c Je prétends avoir découvert le local de la poésie c Dieu te bénisse, jeune femme » * ; je prétends même avoir dîné chez la femme^ mais naturellement elle doit être maintenant très âgée, et son enfant à la mamelle doit être un vigoureux vigneron. : ce qui était le cas pour l'un et pour l'autre. Entre Pozzuoli et Baïa se trouve leur demeure, « les ruines d'un temple », et jusqu'à Gumes, il y a trois bonnes lieues. i> Goethe, après avoir lu cette lettre, répondit à son ami : « Ce que tu ne dois pas dévoiler, ô'est que ce poème du Voyageur a été écrit en 1771, par coâdéquent^ beaucoup d'années avant mon voyage en Italie. Mats c'est là le privilège du poète de