‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 3 sur 224 · PREMIÈUES POÉSIES — LE LIVRE DES CHANTS DE LEIPZIG · texte numérisé non relu

PREMIÈUES POÉSIES — LE LIVRE DES CHANTS DE LEIPZIG

Si nous jetons un rapide coup d'œil sur les premières années de Gœlhe pour y surprendre ses dispositions natives à la poésie lyrique et pour y dégager les circonstances qui les favorisèrent, nous sommes naturellement amené à nous demander d*abord ce que ses parents lui ont légué. H reconnaît lui-même qu'il doit à son père la conduite sérieuse de la vie, le goût de l'ordre, le sentiment de la règle et du devoir, et qu'il tient de sa mère un naturel heureux et ouvert, une imagination vive, l'amour des fictions *. Ces deux legs furent inégalement répartis sur les différentes périodes delà vie de Gœthe; mais sa poésie réussit de bonne heure à les concilier. Assurément, les dons maternels furent plus précieux au poète lyrique; mais la raison, héritage de son père, vint tracer un cercle précis autour

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