Deinçs Mcistcrstucks Meisterstuck
jeune mère. Le voyageur se réconcilie avec la nalure, il célèbre son immortelle fécondité, son activité incessante, la vie qui triomphe sans cesse de la mort ; il s'écrie *■ :
« nature, éternellement féconde, tu produis tous les êtres pour jouir de la vie ; bonne mère, tu as pourvu tous tes enfants d'un héritage, d'une cabane : l'hirondelle suspend sa maison à la corniche, sans savoir quel orncv ment elle couvre; la chenille entoure de son fil le rameau doré, pour en faire la maison d'hiver de sa couvée; et toi, tu couds parmi les ruines augustes du passé une cabane pour tes besoins, ô homme, et tu jouis de la vie sur les tombeaux !... »
Ici encore, on le voit, ses réflexions revêtent sur-lechamp une forme poétique. Tandis que la jeune femme s'exprime en un langage simple, nu, familier, le voyageur essaie d'égaler ses paroles à l'intensité de l'émotion qui le pénètre. Ce n'est pas un flux d'éloquence abondant et large, mais une série d'images, des contours nets, un relief d'expression qui paraît sobre, parce que lîi hardiesse en est toujours heureuse. Jusqu'ici, nous admirions dans