‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 35 sur 224 · Nalur! du ewig keimende · texte numérisé non relu

Nalur! du ewig keimende

Schaffst jeden zum Genuss des Lebens,

Hast deine Kinder aUe miitterlich

Mit Erbtheil ausgestattet, einer Hutte.

Hoch haut die Schwalb' an das Gesims,

Unfûhlend, welchen Zierrath

Sie verklebt;

Die Raup* umspinnt den goldncn Zweig

Zum V^interhaus fiir ihre Brut ;

Und du flickst zwischen der Vergangenhcit

Erhabne Trummer

Fur dein Bediirfniss,

Eine Hiitte, o Mensch,

Geniessesl uber Grabern!

la poésie de Goethe la mélodie du chant, la musique de la langue, qui faisait dire à Beethoven, si l'on en croit Bettina, qu' « elle porte déjà en soi le secret des harmonies )» ; dans ce poème se révèle pour la première fois son génie plastique, sa puissance à saisir les contours des choses, à les faire saillir, pour ainsi dire, des mots et des syllabes.

On reconnaît dans le Voyageur Tantithèse de la nature et de la civilisation que Rousseau avait le premier dénoncée. « Nature, nature, s'écrie Goethe dans son discours enthousiaste en l'honneur du grand génie dramatique de l'Angleterre, les hommes de Shakespeare, c'est la nature même prise sur le fait. » Nature, c'est le mol d'ordre de l'esprit nouveau qui souffla, vers 1770, dans toutes les branches de l'activité humaine; c'est le foyer d'où jaillirent les idées et les réformes les plus diverses; c'est le lien auquel se rattachèrent les esprits les plus opposés :.en France, Rousseau, Diderot, Bernardin, de Saint-Pierre, Mably, Raynal; en Allemagne, Moeser et Basedow, Herder et Hamann, Bùrger, Lenz, Klinger, les Stolberg. Politique, morale, pédagogie, sciences et lettres, tout est ébranlé, modifié, renouvelé. Les vieux moules craquent; les idoles surannées sont renversées; c'est € une tendance impérieuse à briser toutes les barrières^ >. Goethe fonde en 1772, avec ses amis Merck, Schlosser, Hoepfner, une revue où doit être annoncé et prêché le nouvel Évangile, «c Pourquoi les poésies des anciens Scaldes, des Celles et des anciens Grecs, même celles des Orientaux, sont-elles si énergiques, si brûlantes, si grandes? La nature les poussait à chanter comme l'oiseau

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