Innre Wârme
Seelenwârme, Mlttelpunkt'
aDES. 7t
miëre d'enthousiasme, il imite de lui tout ce qui le frappe; il ne se demande pas si les beautés de Plndare « sont extrêmement renfermées dans sa langue* », dans son génie, dans le génie de son peuple et de son temps ; il introduit en foule les dieux et les héros; il reproduit le mouvement tumultueux des pensées du poète Ihébain, sans les rattacher toujours comme lui par un lien commun ; il imite ses tours osés, l'abondance des expressions figurées, la hardiesse de ses personnifications; il combine et crée des mots nouveaux. C'est dans ce dernier effort, le plus téméraire assurément, qu'il est le plus heureux. 11 manie la langue, il façonne les vocables avec une audace inouïe; mais ses inventions sont si conformes au génie de l'idiome allemand qu'elles l'enrichissent et l'illuminent, loin de le déformer et de l'obscurcir.
Nous nous contenterons d'indrt[uer les points principaux du développement de cette ode, sans nous perdre dans des explications minutieuses que Gœthe a semblé vouloir conjurer à l'avance, en appelant ce poème une * demiextravagance. » 11 nous indique d'ailleurs lui-même la voie d'interprétation la fpkis sûre, lorsqu'il nous dit « qu'une idée d'un caractère général, intime, élevé, flotlait devant les yeux du poète* ». Il y a donc dans tous ces poèmes une pensée qui domine le développement, et c'est l'office delà critique de la rechercher; mais celte pensée ne fait, comme il dit ingénument, que flotter devant ses yeux. Ceux qui la poursuivent avec une inquiète minutie jusque dans les moindres replis de l'expression, risquent de substituer leurs propres conceptions à celles de l'au-