Der kleine, schwarze, feurige Bauer
aimables lieder de Leipzig et de Slrasboûrg peuvent chanter à l'abri des orages; mais, pour lutter avec Pindare, il faut savoir braver tous les périls. Voilà, au milieu de détails bizarres, d'exagérations comiques, le sujet de cette ode de jeunesse : défauts et qualités, tout y éclate et reluit, tout bouillonne et déborde.
La même vie, la même ardeur remplit une autre allégorie qui a jailli de l'imagination du poète dans des circonstances analogues. En voyage, dans une chaise de poste, le 10 octobre 4774, il compose l'ode Au postillon KronosK Mais, tandis que dans la première ode on est arrêté à tout moment par des traces d'imitation puérile et bizarre, dans celle-ci, conception, plan, images, style, rythme, tout s'élève à une égale hauteur. C'est la mesure dans la force, le goût (un goût libre et hardi, sans doute, un goût à la Pindare) dans l'expressive et constante énergie :
« Vite, vite, Kronos! poursuis ton trot bruyant! le » chemin glisse vers la plaine ; tes lenteurs retiennent » devant mon front un pénible vertige. En avant, malgré » les cahots, par-dessus souches et pierres, lance-loi » dans la vie.
» Voilà de nouveau la marche haletante et pénible » pour gravir la montagne ! Courage, point de paresse, » avec effort, avec epoir, vers le sommet!
f Vaste, haut, magnifique, le regard plonge tout au- » tour dans la vie; de montagne en montagne, plane l'cs- » prit éternel, dans le pressentiment de l'éternelle vie.
» A l'écart, l'ombre de l'avant-toit t'attire, et sur le y> seuil, un regard qui promet le rafraîchissement,