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ESCHYLE, Proméihée, v. 123.
esthétiques le motif de ce déguisement. La mythologie grecque offrait à son imagination des figures plus nettes et plus parlantes que la tradition chrétienne : cet avantage incontestable est la raison prépondérante de ce polythéisme poétique qui se développe chez Goethe avec les années.
La dernière strophe nous ramène auProméthée antique, bien que le Prométhée moderne ait été, lui aussi, un créateur de formes humaines :
« Ici je suis assis, je pétris des hommes à mon image, » une race qui me ressemble, pour souffrir, pour pleurer, ji pour jouir et goûter le plaisir, et pour te mépriser, )> comme moi ^ t^
L'ode se termine par le mot de laMédéede Corneille^ : c'était le seul qui fut digne d'exprimer ce bonheur de l'indépendance reconquise, cette plénitude de l'orgueil humain qui a inspiré à Goethe cette poésie si hardie, mais si grandiose.
Nous avons dit combien fut passager le sentiment de révolte qui dicta cette ode à l'auteur de Werther. Les odes suivantes, dont on n'a pu retrouver la date exacte que pour l'une ou l'autre, mais qui sont toutes comprises