‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 6 sur 224 · ÂuCYerlangen entworfen · texte numérisé non relu

ÂuCYerlangen entworfen

enfin le brusque et fâcheux dénouement de cette première intrigue fut-il la cause de son silence. Dans les longues promenades auxquelles ils se livrait pour calmer . sa souffrance, il aurait eu le loisir de l'exhaler dans ses vers, si Marguerite n'avait pas désenchanté sa propre image dans l'âme du jeune homme par les déclarations railleuses qu'elle avait faites devant les juges.

Au lieu de rentrer en lui-même et d'analyser ses sentiments, Gœthe se porta par un élan impétueux vers l'ob" servation de la nature ; il tenta de reproduire les sites qui lui plaisaient ; mais, négligeant les études préparatoires des arts du dessin, il voulut, dès l'abord, fixer l'impression générale dont ses sens étaient frappés. Il s'accoutuma, nous dit-il, à fixer les objets avec une grande attention, mais il ne faisait que les saisir dans l'ensemble, « en tant qu'ils produisaient de V effet > *. Marque d'une aversion instinctive pour le genre descriptif et d'une vocation décidée pour la poésie lyrique.

Au mois d'octobre 1765, Gœthe arrivait à Leipzig. Les premiers temps ne furent pas heureux. La sécheresse des études, le pédantisme des maîtres le rebutaient; dans les salons régnait un esprit critique et mordant, prompt à saisir les ridicules et à les railler. On s'attaqua d'abord au costume démodé du jeune étudiant : la coupe proviu-

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