‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 60 sur 224 · Goethe, XXII, p · texte numérisé non relu

Goethe, XXII, p

turc. Je dessinais sur du papier gris, avec le crayon noir et le crayon blanc, les portraits en profil de mes amis. Quand je dictais ou que j'écoutais une lecture, j'esquissais les attitudes de celui qui écrivait ou lisait avec les objets qui les entouraient. La ressemblance était frappante et ces esquisses étaient bien reçues. Les amateurs ont loujours cet avantage, parce qu'ils donnent leur travail gratis. Mais, comme je sentais l'insuffisance de ces dessins, je revins au rythme et au langage, qui me servaient mieux. L'ardeur, la verve et la rapidité avec lesquelles je travaillais alors sont attestées par divers poèmes qui, proclamant avec enthousiasme la nature dans l'art et l'art dans la nature, nous inspiraient, au moment de lear naissance, une ardeur nouvelle à mes amis et à inoi * »

Les Kunstlieder marquent l'apogée de la période réaliste de Goethe dans la poésie comme dans l'art. « Ce y> n'est pas à Rome, dans l'illustre Grèce, c'est dans ton » cœur, que réside la joie ^^ » « S'en tenir à sa mère, la » nature », c'est là ce qu'il appelle son vieil Évangile, qu'il expose en un style bien approprié à Tidée, naïf, franc, succulent, grossier, coloré, le style d'un Rabelais poète, d'un Jordaens qui aurait échangé sa brosse contre une plume.

C'est donc la nature toute vive que Gœthe s'efforce de saisir et de jeter sur la toile. Mais la main n'est pas docile à sa volonté; elle n'a pas été façonnée par des études patientes, par une succession de travail lent etmétho-

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