‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 65 sur 224 · Nachahmung der Natiir · texte numérisé non relu

Nachahmung der Natiir

— Der schônen —

II fallut une nouvelle conversion pour amener Gœthe non à renier ses nouveaux dieux, mais à replacer à côté d'eux, sur le piédestal d'où il les avait chassées, ses anciennes idoles, la peinture du Nord et l'architecture gothique. C'est Sulpice Boisserée qui, dans plusieurs entretiens^, où la flamme d'un enthousiasme juvénile éclairait les résultats d'une étude sérieuse et profonde, eut l'honneur de réveiller en lui son ancienne passion. A partir de ce moment, il sut unir toutes les admirations; il sut apprécier les manifestations de l'art les plus diverses, et un jour qu'on s'étonnait devant lui de la souplesse d'un goût qui conciliait le Nord et le Midi, la Flandre et la Grèce, il répondit :

c Mais comment Jean van Eyck peut-il se mesurer > avec Phidias? Oubliez, c'est mon avis, oubliez l'un pour » l'autre.

» Car, si vous étiez demeuré toujours auprès d'une » seule femme, comment pourriez- vous aimer encore? Il » en est ainsi de l'art, ainsi du monde : une chose nous » plaît après l'autre *. "à

Ich ging auch wohl auf dieser Spur;

Gewôhnen Mocht* ich wohl nach und nach den Sinn

Mich zu vergnugen ; AUein sobald ich miindig bin, Es siad*8 die Griechen !

Goethe, II, p. 188.

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