‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 76 sur 224 · février · texte numérisé non relu

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12i POÉSIES LYRIQUES DE GOETHE.

cette même amie ; il se complaît d'autre part à la description de ses travaux, de ses pensées, de ses aspirations solitaires, parce qu'il peut ajouter : « Voilà celui qui pense toujours à vous. » Dans la poésie, à la vérité, il nous dépeint cette même solitude, mais tout occupée et remplie par l'image de sa bien-aimée.

« Hélas ! pourquoi m'entraînes-tu irrésistiblement au » milieu de ce luxe? Bon jeune homme, n'étais-je donc » pas heureux dans ma nuit solitaire ?

» Secrètement enfermé, dans ma chambrette, j'étais y> couché au clair de lune, tout inondé de sa mysté- Ti rieuse lumière, et le repos de la nuit envahissait mon » âme.

» Là, je rêvais des longues heures dorées d'une félicité » sans mélange; j'avais senti ta chère image tout entière » au fond de mon cœur.

y> Est-ce bien moi que tu retiens, sous mille bougies, à » la table de jeu? est-ce moi que tu places souvent en j> face de visages si insupportables ?

7> Désormais, le printemps en fleur n'est pas pour moi )) plus ravissant dans les campagnes. Où tu es, jeune fille, » est l'amour et la bonté; où tu es, la nature*. j>

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