Warum ziehst du mich unwiderstehlich
Ach in jene Pracht ?
War ich gyter Junge nicht so selig In der ôden Nacht?
Heimlich in mein Zimmerchen verschlossen Lag im Mondenschein Ganz von seinem Schauerlicht umflossen, Und ich dâmmert' ein;
Trâumte da von vollen goldnen Stunden Ungemischter Lust,
Nous trouvons réunis ici, dans un cadre simple et limite, les mouvements divers, les symptômes variés de la passion : la longue et délicieuse rêverie, le désir irrésistible, l'oubli du temps et des saisons, la métamorphose de tous les objets et de tous les êtres, odieux, malgré leur charme d'autirefois, s'ils vous éloignent de votre amie, plaisants et recherchés, en dépit de votre dédain accoutumé, s'ils vous rapprochent d'elle et s'ils l'entourent.
La figure de Lili s'offre à nous dans tout l'éclat du luxe, illuminée par les lustres et les girandoles; elle est asiise au piano ou à la table de jeu ; ou bien, si elle apparaît en plein air, c'est à Offenbach, où l'on jouit de l'air le plus pur, mais sans être proprement à la campagne*, dans les bosquets d'un jardin, dans les allées et les détours d'un parc. Notre pensée se reporte aussitôt vers cette Frédérique, « dont l'image n'apparaissait à Gœthe que sur un fond de rameaux vacillants, de ruisseaux mobiles, de prairies ondoyantes, entourées d'un immense horizon. » J'insiste sur cette différence, car on en retrouve la marque jusque dans le détail des expres-
Hatte ganz dein liebes Bild empfunden Tief in meiner Brust.
Bin ich*s noch, den du bei so viel Lichtern An dem Spieltisch hâltst?
Oft so uaertrâglichen Gesichtern Gegeniiber stellst?
Reizender ist mir des Friihlings Bliithe Mun nicht auf der Flur ; Wo du, Ëngel, bist, ist Lieb* und Otite, Wo du bist, Natur.
Goethe, I, p. 57.