Und frische I^ahrung, neues Blut
Saug' ich aus freier Welt ; V^ic ist Natur so hold und gut, Die mich ani Busen hait!
Die Welle wieget unsern Kahn Im Rudertact hinauf, Und Berge, wolkig, himmelaQ, Begegoen unserm Lauf.
GcEtHC, I, p. 63.
plus puissant. — Ici, dans notre poésie, du moins, la vue des beautés de la nature finit par triompher de l'image absente.
« Mes yeux, pourquoi vous baisser ? Songes dorés, » revenez-vous ? Arrière, ô songe, si doré que tu sois ; » dans ces lieux aussi sont l'amour et la vie *. »
Mais la lutte des deux sentiments a diminué la jouissance et éveillé en même temps le besoin de s'en rendre; compte, d'en analyser les éléments. Le regard se promène avec curiosité tout alentour, note les saillies des objets, suit lé jeu de la lumière, observe les légères ondulations de la vague sous la brise matinale :
(( Sur l'onde scintillent mille étoiles flottantes; de » molles vapeurs boivent à la ronde les hauts horizons ; le i> vent matinal voltige autour des baies ombreuses, et > dans le lac se reflète la moisson qui mûrit *. :»
Le rythme se plie aux métamorphoses du sentiment : le vif et joyeux iambe exprime le premier et plein épanouissement de Tâme ; un trochée, que l'ampleur des sons ralentit, y succède avec l'éveil du souvenir; des vers plus courts où le dactyle relève le trochée, marquent le