Lettrée de Gœlhe à maiame de Stein, II» p
154 î>OÉSIES LYRIQUES DE GOETHE.
Coupe, avec la suscription : « Imité du grec. » Voici ces deux poésies :
< Je vous plains, malheureuses étoiles, qui êtes belles » et brillez avec tant d'éclat, qui volontiers éclairez le na- Avigateur en détresse, sans récompense ni des dieux ni » des hommes; car vous n'aimez point, vous n'avez jamais » connu Tamour. Sans relâche, les heures éternelles * mènent vos légions à travers le vaste ciel. Quel voyage y^ n'avez-vous pas accompli depuis que je repose dans les }> bras de ma bien-aimée, oubliant et vous et minuit^? »
La seconde est plus significative encore et plus précise :
(c Je pressais dans mes mains une coupe bien ciselée, :» une coupe pleine ; mes lèvres aspiraient avidement le vin » délicieux, pour noyer tout d'un coup chagrins et soucis.
» Amour survient et me trouve assis, et il sourit discrë- 1^ tement, comme touché de mon erreur.
y^ Ami, je connais une plus belle coupe, digne que Ton » y plonge son âme tout entière : que promets-tu si je te » la donne, si je la remplis pour toi d'un autre nectar?
» Ohl Lida, comme il a bien tenu parole, lorsqu'il t'a :» donnée, par une douce sympathie, à moi, qui dès long- » temps languissais d'amour.