Dixeris egregie, notum si callida verbum
Reddideritjunctura novum.
Ép. atix Pwo>M,v, 47,
et même aux caprices bizarres et cruels de la destinée. Désireux de saisir dans ses poésies Técho direct de ce sentiment apaisé, de cette douce et pénétrante sérénité, nous sommes surpris, au premier abord, de la rareté des témoignages qu'elles nous offrent.
Le meilleur de ce discret enthousiasne s'est répandu dans Iphigénie, surtout dans Torquato Tasso : « Comme vous voulez vous approprier tout ce que dit le Tasse, je vous ai déjà tant écril aujourd'hui qu'il ne m'est pas possible d'en dire davantage. » « Dès ce matin, en travaillant au Tasse, je t'ai invoquée. Mon âme tout entière est auprès de toi^ » Il y a, en effet, des pages nombreuses de ce drame qui sont inspirées par madame de Stein, qui jaillissent du cœur même du poète; il y a des effusions toutes lyriques, des analyses d e sentiment complaisamment développées qui alanguissent l'action, mais qui intéressent au plus haut point le critique avide de suivre dans les œuvres de Gœthe les évolutions de son âme. Tasso est un de ces poèmes où le fond lyrique de sa nature se montre à nu, où les sentiments personnels du poète s'épanchent en flots abondants et sonores*.
A côté de Torquato Tasso, nous ne rencontrons l'expression de cet enthousiasme qui se contient et se possède que dans quelques stances, dans quelques vers admirables, fragments détachés d'un poème qui est resté inachevé. Les Mystères ont eu le même sort que Mahomet, que Prométhée, que le Juif errant.