‹ Étude sur les polypes dermoïdes du pharynxChapitre 17 sur 26 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le, seul traitement à instituer pour les polypes dermoïdes du pharynx est l’extirpation; le moment seul de l'intervention est à discuter. Il est évident que si la tumeur ne détermine par sa présence aucun trouble fonctionnel, on pourra différer l’opération, mais le sujet ou les parents, s'il s’agit d'un enfant, devront toujours être sur le qui-vive ; à la moindre menace d'accidents sérieux et immédiats, il faut intervenir.

Si la suffocation est telle qu'un dénouement fatal soit à redouter immédiatement, on pratiquera avant tout une trachéotomie d'urgence. L'opérateur, tranquille de ce côté, pourra remettre à une date ultérieure, mais prochaine, l’ablation de la tumur; le sujet aura eu le temps de se reposer et la facilité de l'intervention n’en sera que plus grande. Chez lenfant comme chez Padulte le tubage, qui actuellement tend de plus en plus à remplacer la trachéotomie, n'aurait aucune raison d’être employé; le polype viendrait obstruer Porifice supérieur du tube et les menaces d’asphyxie se reproduiraient. Il

faut donc l’écarter absolument.

de DE a

Par quels procédés faut-il intervenir ? Plusieurs peuvent être employés, soit qu'on ait recours à lécraseur, à l'anse galvanique où aux ciseaux. Le premier a été souvent employé par crainte d’une hémorragie secondaire; il ne réussit cependant pas dans tous Îles Cas. Nous voyons en effet dans plusieurs observations que si le pédicule du polype renferme un prolongement cartilagineux, la résistance opposée est trop considérable et qu'il y a lieu de craindre la rupture du fil métallique. La même raison s’opposera à l'emploi de l’anse galvanique.

Il faut done mieux, d’après nous, Avoir recours à la simple section du pédicule aux ciseaux, c’est le procédé le plus expéditif et le plus sûr en même temps, c’est celui que Morestin conseille. L'opération pourra dans quelques cas spéciaux, où le polype vient à obstruer Les voies respiratoires, être facilitée par la position déclive du malade, la tête plus basse que le tronc; cette situaüon, en faisant disparaître la tendance de la tumeur à venir obstruer les voies respiratoires, permettra à l'opérateur d'opérer avec plus’ de sûreté sur un malade moins effrayé par l'intensité des phénomènes dyspnéiques. |

Les suites opératoires sont, nous l’avons vu, toujours bénignes et la guérison est complète. La cure est radi-

cale, car on n’a jamais signalé de récidives.

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