‹ Etude sur les populations bambaras de la vallée du NigerChapitre 3 sur 18 · LANGUE · texte numérisé non relu

LANGUE

La langue bambara est pauvre : un seul mot a souvent plusieurs significations; le nombre en est relativement peu considérable. Imposée par eux au temps de leur conquête pour les transactions commerciales, elle est restée très répandue. Elle est toujours usitée, sauf stipulation contraire, pour les comptes et la valeur des échanges. Assez douce à entendre et à prononcer, elle est facile à apprendre pour l'Européen.

Quelques exemples : Kié veut dire homme ou mâle. Mousso femme ou femelle, un frère sera Goro-Kié, une sœur Goro- Mousso. Bâ, qui veut dire grand, s'ajoute à tout mot comme complément. Kono-bâ, par exemple, veut dire grand ventre ou gros, etc.

Les nombres vont de 1 à 10 et sont : Quili, Foula, Saba, Nani, Dourou, Ouoro, Oronoula, Ségui, Konanto, Tan ; ils s'ajoutent aux chiffres des dizaines, onze sera Tan ni quili, douze Tan ni foula, etc. Au lieu de compter jusqu'à cent, ils s'arrêtent à quatre-vingts qui se dit Kémé, 160 sera Kémé-foula, 240 Kémé-saba, etc.

Comme monnaie, la pièce de dix centimes est appelée par eux Koporo, trois sous Koporo ni sou, Koporo foula est 4 sous, cinquante centimes Tanka, un franc Tama, et la pièce de cinq francs est un Doromé. C'est la plus forte pièce connue ou acceptée par eux, et l'unité des fortes sommes. Ainsi 100 francs, sera Doromé Mougan, etc.

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