‹ Etude sur les principes de l'alimentation des tuberculeuxChapitre 8 sur 16 · RICE · texte numérisé non relu

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cinquante malades et a conclu au caractère constant de l’augmentation des échanges gazeux chez les tuberculeux. Cette augmentation peut atteindre 86 p. 100 de la valeur normale des échanges. L'auteur fait de cette augmentation un critérium de lPactivité d’une lésion pulmonaire.

Cette augmentation du métabolisme gazeux signe la nature consomptive de la tuberculose. Lorsque chez un sujet on constate une ventilation de 6 litres à 8 litres et demi par minute (au lieu du taux normal de 4 à 7 litres), on comprend la nécessité d’une nourriture abondante et aussi riche en calories qu’en corps azotés.

Rappelons à ce propos la conception selon laquelle il existerait un certain degré d’hyperthyroïdie au cours de la tuberculose puimonaire et même que l’hyperthyroïdie constituerait un facteur prédisposant à l'infection bacillaire (Couland). On ne sait donc pas si, dans certains cas, l’augmentation des échanges n’est pas la signature du terrain favorisant plutôt que celle de l’infection même.

Les échanges minéraux des tuberculeux ont donné lieu également à un grand nombre de travaux importants. C’est Ferrier qui a montré le premier, en 1906, que ce qui caractérisait le mieux la nutrition des tuberculeux, c'était une intense déminéralisation. On a trop souvent schématisé cette déminéralisation en insistant sur la perte du calcium, sans mentionner les autres éléments dont la perte est cependant sensible

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