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et importante. Ainsi, Robin avait montré l’élimination importante de silice chez les tuberculeux. Ott a montré que le magnésium est également déficitaire chez ces malades. En ce qui concerne le calcium, lorsque l'alimentation n’en comporte pas une ration particulièrement abondante, la quantité éliminée est toujours supérieure à la quantité ingérée. L'auteur a mis en relation le déficit calcique avec le déficit azoté et il a constaté que les pertes calciques n’existent que lorsque ies matières azotées subissent également une élimination excessive. L'auteur en conclut que c’est le calcium lié aux matières protéiques qui constitue le principal élément du déficit calcique. Teissier a insisté sur le déficit du phosphore dans la tuberculose. On sait en effet que les urines des tuberculeux sont particulièrement riches en phosphates. Ott a montré que le déficit phosphatique est lié à celui du calcium et à celui des matières azotées.
Il existe également des travaux sur l’hydratation de l'organisme tuberculeux. Expérimentalement, Drôgel, puis Fränkel ont montré que le cobaye tuberculeux présente des variations de l'hydratation au cours de l’évolution de la maladie. Au début, les animaux se déshydratent, puis, lorsque les lésions atteignent un certain degré d’intensité, les cobayes présentent au contraire une rétention aqueuse. Ces deux phénomènes inverses se retrouvent également chez l’homme tuberculeux. Saathoff avait déjà remarqué en 1909
que les tuberculeux réagissent à une injection de tu-
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berculine par deux réponses de sens inverse : les premiers se déshydratent et perdent du poids, les seconds au contraire gagnent du poids grâce à une rétention hydrique. Cette rétention serait sous la dépendance d’une élimination insuffisante de chlorure de sodium.
Nous venons de voir les principales données concernant la nutrition de l’organisme tuberculeux. Le fait essentiel à retenir est un déficit global de cette nutrition : déficit calorique se manifestant par une perte de poids ou une stabilité du poids malgré un nombre excessif de calories fournies, déficit azoté, déficit minéral, etc. Ce bilan métabolique négatif paraît être sous la dépendance d’une augmentation générale des échanges gazeux, témoignant de l’existence de combustions organiques très supérieures à la normale.