COUTUMES LAÏQUES ET ECCLÉSIASTIQUES
les coutumes laïques et ecclésiastiques ; et l'identité du mot « coutume », employé dans les deux cas, n’est pas le seul argument qu'on puisse faire valoir en sa faveur. Les deux compétences étaient souvent mal départagées un document de la fin du XI° siècle mélange dans une même liste le droit de doyenné, la justice du sang, la violation de cimetière et la justice épiscopale ©. D'autre part, la franchise des coutumes épiscopales est fréquemment accompagnée de celle des coutumes laïques : à Cerisy, en 1032, elles coïncident sur les mêmes territoires ‘, el, à Montivilliers, en 1035, elles coexistent pour certains d'entre eux. On pourrait multiplier les exemples *. L'un des plus intéressants est celui de l’évêque de Sées déclarant, en 1092, l’église Saint-Léonard de Bellême « ita ab omni episcopali sive clericali sive laicali consuetudine liberam et solutam, ut nullus christianus in ea aliquam consueludinem requirere possil ® ».
Ainsi certaines abbayes possédaient, sur un territoire
65. Barret, Cartulaire de Marmoutier pour le Perche, n°18, p. 30 : « Prior... decaniam, sanguinem, et infracturam, el omnem episcopalem jusliliam ex cymilerio vel villa B. Martini-Veteris- Belismi... deraisnavit. » (Texte de 1092-1100.)
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