‹ Étude sur les privilèges d'exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes: des origines jusqu'en 1140Chapitre 228 sur 342 · l'exte infra, p. 300 (p. j., n · texte numérisé non relu

l'exte infra, p. 300 (p. j., n

72. Dans un autre passage de son œuvre, l’Anonyme d’York attaque l'OM en général (ch. rx, éd. BÜHMER, Kirche und Staal, pp. 449-152). II débute par ‘Ja citation de saint Paul (Rom., XIII, 1) qui termine le chapitre relatif à Fécamp. Puis il développe l’idée que l’exemption est contraire à la volonté de Dieu; que ce sont les évêques, et non pas les abbés, qui sont les successeurs des apôtres et qui ont reçu la mission de parler au nom du Seigneur; que la véritable liberté n'est pas celle que l’on oppose à l'évêque, mais celle dont parlent saint Jean et saint Paul : « Si te filius liberaverit, vere Liber eris » (Joh., vin, 36). — « Si spiritus Domini in te fuerit, et vera libertas » (II Cor., x, 29). En voulant se libérer de l'autorité épiscopale, les moines se conduisent en mauvais fils de l’Église et méritent le châtiment dont parle l’Écriture : «Qui maledirerit patri vel matri, morte moriatur » (Ex., xxI, 17).

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