III. — L’ « APPENDICE DE SAINT-GABRIEL
AU « CHRONICON FISGAMNENSE »
De l’époque du même procès date un autre texte narratif : l « Appendice de Saint-Gabriel » au Chronicon Fiscamnense.
On sait que le Chronicon Fiscamnense était rédigé, au XI° siècle, à l’abbaye de Fécamp‘°. A la date de 1058, le Chronicon porte : « MLVIIT. Facta est donatio sancti Gabrielis »°'. IT s’agit du prieuré de Saint-Gabriel, qui fut acquis cette année-là par l’abbaye de Fécamp. Une telle mention mérite d’être relevée : Saint-Gabriel est le seul prieuré fécampois qui ait les honneurs d’une citation dans le Chronicon. Faut-il en induire que le moine, chargé à ce moment-là de rédiger la chronique, était un moine de Saint-Gabriel ? Ou, tout simplement, qu’un ms. du Chronicon appartenait au prieuré ? C’est cette seconde hypothèse qui semble la bonne, si l’on en juge par le Recueil de Dom Bouquet. Ce Recueil publie, en appendice au Chronicon, un texte qu'il intitule : « Appendix ex ms. codice cellae S. Gabrielis » **; nous l’appellerons : « Appendice de Saint-Gabriel » au Chronicon Fiscamnense.
L'appendice fait le récit de plusieurs événements qui, tous, tendent à prouver que l’abbaye de Fécamp jouit de l’exemplion la plus complète vis-à-vis de l'archevêque de Rouen. C'est ainsi qu'il nous raconte que le successeur de Guillaume de Volpiano, l’abbé Jean (1028-1079), a été béni, non pas par