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Go. Lor, op. cil., pp. 31-129. C’est seulement en 998 que Abbon fit rétablir, par Robert le Pieux, Arnoul sur le siège de Reims, dont il avait été chassé sept ans plus tôt (Lor, ibid., pp. 126-128). Bon résumé dans Fricne, loc. cit.
Oro App. 20-80; :
62. Collectio canonum, 5 (Miexe, CXXXIX, 459); epist., 5 (ibid., 453). Cf. Erxcmr, op. cit., I, 56; Fournier et LE BRAS, op. cit., I,
63. Le privilège de Grégoire V pour Saint-Benoît-sur-Loire, de novembre 997, est publié par Prou et Vinier, Recueil des chartes de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, n° LXXI, t. 1%, pp. 175-188 (Jarré, 3852). L’authenticilé de ce texte, contestée par Prow et Vi- DIER (p. 185, n.1), a été démontrée par M. Lor (op. cit., pp. 273- 275). Abbon obtint le privilège pendant le voyage qu'il fit à Rome, envoyé en négociation auprès du pape par Robert le Pieux (Lor, ibid., pp. 124-125).
64. Miexr, t. CXXXVII, c. 932 (JArFÉ, 3896). Cf. FABRE, op. cit., pp. 90-91 ; LETONNELIER, L'abbaye exemple de Cluny et le Saint- Siège, p.26; "DENVALOUS, 0p. Git., te EF, p. 134).
appui en France”, se les attachait d'autant plus étroitement; elle en faisait d'avance les auxiliaires directs de son action religieuse, voire politique. Leur intérêt commun conduisait à l’exemption qui, au seuil du XI[° siècle, reprenait vigueur en France.
L’exemption, dont on vient d’esquisser l’histoire jusqu'au début du X[° siècle, n’est pas le seul privilège dont les monastères aient bénéficié. Il en est un autre, moins fréquent peut-être, moins célèbre aussi, et surtout moins étudié : c'est la juridiction spirituelle accordée à des abbayes sur des paroisses.
A partir du VI° siècle, les moines ont joué un rôle croissant dans le ministère paroissial**. À la même époque s’est développé un phénomène qui avait des précédents plus anciens. Sous prétexte qu'ils ont construit des églises sur leurs domaines, les grands laïques s’en considèrent comme propriétaires. Les monastères font de même ‘?.
La règle fut posée de bonne heure que, sur ces églises, qu'elles fussent possédées ou même desservies par les moines, la juridiction de l’évêque demeurait entière ‘*. Mais l'exception, ici encore, est apparue. Il s’est constitué des territoires sur lesquels l'abbé exerçait « une part de la juridiction épiscopale *° ».
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66. Dom Brerrière, L'exercice du ministère paroissial par les moines dans le haut moyen âge (Rev. bénéd., XXXIX, 1927, pp. 227-250); LAUGHIIN, op. cit., p. 78-79.
67. Srurz, Geschichle des Kirchlichen Benefizialwesens.…, voir surtout pp. 166-181; ImBarT pe LA Tour, Les paroisses rurales dans l’ancienne France, pp. 109-196 ; P. Taouas, Le droit de propriété des laïques sur les églises. Nous n'avons pas à traïter ici la ques- Lion si controversée de l'origine de l’église privée.
68. Pour les églises possédées par les moines, IMBART pE LA Tour, op. cil., pp. 185-188; pour les églises desservies par eux, Dom BEr- IJÈRE, Op. cil., pp. 237-288. Les deux questions sont d’ailleurs connexes. — Sur les tentatives de réaction contre l'appropriation privée des églises, voir infra, p. 64.
69. Génrsrar, (Ann. de l'École des Hautes-Études, sc. relig., 1013,