‹ Étude sur les privilèges d'exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes: des origines jusqu'en 1140Chapitre 78 sur 342 · Sur ces chroniques, cf. Appendice V, p · texte numérisé non relu

Sur ces chroniques, cf. Appendice V, p

29. Voir le texte et le détail des précisions qu'il donne, infra, pp. 58-60.

l’attribuer à Richard II. On admit son témoignage jusqu'au jour où, en 1663, Du Monstier lui opposa l’autre chronique.

2° La Chronique du ms. 528 dit, en effet, que Richard 1°", en même temps qu'il faisait consacrer l’église de Fécamp (15 juin 990), lui donna Argences et Mondeville *. Ceci correspond à la première partie du dispositif de notre diplôme; c’est pourquoi Du Monstier, en publiant celui-ci, n’hésita pas à le dater du 15 juin 990 et à l’attribuer à Richard 1°. Quelques années plus tard, Dom Pommeraye adoptait la même opinion **.

On était en plein imbroglio, et le procès qui s’ouvrit, en 1688, entre l’archevêque de Rouen et l’abbaye de Fécamp au sujet de ses privilèges * ne fit qu accentuer l’opposition entre deux systèmes inconciliables. Les moines en tenaient pour la solution traditionnelle et invoquaient le Liber de Revelatione **, mais l’archevêque jetait l’au-

30. Chronique du ms. 528, 9 : « Preparatis igilur memoratus dux omnibus que dedicalioni necessaria erant, convocatis quatuordecim episcopis, cum magno gaudio, anno a Dominica Incarnalione nongentesimo nonagesimo, seplimo decimo Kalendas Juli, predictam ecclesiam dedicaverunt feliciter. Dedit itaque illa die Ricardus dux [in donum] ipsi ecclesie... Argentias.. et Amondivillam cum ommnibus que ad ea pertinent... » (Bibl. de Rouen, ms. 528 (A 362, f° 187 v°, éd. PomMERAYE, Sanctae Rotomagensis ecclesiae concilia, 1677, p. 60, et éd. Poxcezer, Analecta Bollandiana, XXII, 1904, pp. 253-254.) Nous reproduisons la citation précédente d’après le ms.; nous avons restitué les mots in donum d’après Pommeraye: la lecture des mots et Amondivillam, que le PF. Poncelet laisse en blanc, est certaine. Après pertinent, il y aurait encore trois ou quatre lignes à lire, mais elle sont illisibles; elles l’étaient déjà en 1677 (POMMERAYE, 0p. cil., p. 60); et, malgré deux tentatives faites à l’aide de procédés chimiques, grâce à l'obligeance de M. Labrosse, en 1931 et 1936, nous n'avons pas été plus heureux que nos devanciers. — Dom Pommeraye, dans son édition, à imprimé, après ipsi ecclesie : « el clericis ejus », mais c'est très probablement une restitution arbitraire, cette partie de la ligne étant illisible elle aussi; nous avons préféré, avec le P. Poncelet, laisser en blanc.

Page 1