EXAMEN CHIMIQUE DES URINES
Urine de la vessie Urine de la sonde urétérale Quantité, 650 gr. Quantité, 530 gr.
Réaction acide. Réaction acide.
-Densité, 1.020. Densité, 1.010.
Urée, 10 gr. par litre. Urée, 7 grammes par litre. Chlorures, 8 gr. Chlorures, 6 gr.
Phosphates, 0,70. Phosphates, 0,08.
Le 10, urine de la vessie 8oo grammes. Urine de la sonde 600 grammes.
A 11 heures du matin, on fait au malade une injection sous-cutanée de un centimètre cube de bleu de méthylène en solution à 100/0. Une heure et demie après l'injection l’urire du rein normal présentait la coloration caractéristique tandis que l’urine du rein gauche n’a commencé à être teintée en bleu que G heures après Non seulement le passage du bleu de méthylène à travers le rein gauche ne s'est montré que tardivement, mais encore la coloration bleue était beaucoup moins marquée que pour les urines du rein normal, Par contre, la durée du passage a été plus longue. Ce n’est que trente-six heures après l'injection sous-cutanée que la coloration anormale de
l'urine du rein gauche à complètement disparu. Pendant la durée du passage (30 heures), il y a eu des variations notables, comme intensité de coloration. En particulier il y a disparition complète du bleu pendant 2 heures, entre la 18° heure et la 20e.
Le 24, à partir du moment où la sonde urétérale a été laissée à
demeure, il ne s’est plus écoulé une seule goutte d’urine dans la fistule lombaire, et celle-ci paraissait se fermer. Le pus ne s’écoulait plus qu’en quantité insignifiante et l’on aurait pu croire à un travail de cicatrisation. Mais un stylet introduit dans la fistule s’y engage à une profondeur de 8 centimètres, c’est-à-dire jusque dans la poche rénale. Pendant le sondage du trajet, on peut se rendre compte que les parois en sont indurées et calleuses. Le trajet est gratté à la curette, après que l’anesthésie eut été obtenue au moyen d’une instillation de cocaïne en solution à 1/100, - Le 29, je change la sonde urétérale. Elle était restée à demeure du 8 au 29 décembre, c’est-à-dire pendant 21 jours. Je la change sur mandrin et la remplace par une sonde d’un calibre immédiatement supérieur, un n° 12.
Le 4 janvier, il ne s'écoule pas d’urine par la fistule rénale. Mais un stylet s’enfonce toujours à la même profondeur. Une cautérisation au galvano -cautère n’amène aucun changement.
Le 20, excision du trajet. M. Albarran décide d’endormir le malade
et d’exciser le trajet fistuleux, et de refermer complètement la paroi lombaire, ce qui fut fait facilement, sous chloroforme. + Le 27, pansement, réunion par première intention; chaque jour sont pratiqués par la sonde urétérale des lavages de la poche rénale, d’abord avec une solution boriquée, puis avec une solution de nitrate d'argent au 1/1000. On fait un lavage à petits coups en n’injectant en une seule fois que 20 à 30 grammes de liquide; puis en laissant revenir et en injectant une quantité équivalente. De facon à faire passer au total dans la poche rénale 140 grammes d’eau boriquée et 140 grammes de nitrate d’argent. Ces lavages ne sont pas douloureux,
Le 8 février, on enlève la sonde urétérale (elle est restée en place 40 jours), et on laisse le malade sans sonde. Pas de douleur. La plaie lombaire reste cicatrisée et souple; pas de fièvre. Le malade sort guéri le 20 février. Nous l'avons revu il y a 10 jours, c’est-à-dire 23 mois après son opération. La guérison s’est maintenue, l’état généralest très bon. Il n’a plus de douleur. Mais parfois les urines sont légèrement troubles. |
Le 7, c’est-à-dire la veille du jour où on a enlevé définitivement la sonde urétérale, on a recueilli les urines de 24 heures : l'analyse chimique faite par M. Debains, chef du laboratoire de chimie de la clinique des voies urinaires, a donné les résultats suivants :