‹ Étude sur les PyonéphrosesChapitre 9 sur 24 · GUÉRISON SPONTANÉE · texte numérisé non relu

GUÉRISON SPONTANÉE

Dans les pyélites simples et même dans les pyélites suppurées, on s’est longtemps contenté du traitement médical. L'avenir montrera dans le groupe si divers des pyélites, qu’il est des cas qui ressortissent au traitement chirurgical. Déjà Casper (1), Pawlick (2) ont publié des guérisons obtenues par le cathétérisme des uretères.

C’est seulement dans les pyélites, que le cathétérisme de l’uretère employé seul et non plus comme complément de la néphrostomie, pourra devenir une méthode thérapeutique. ;

Ici, nous voulons étudier, non pas les pyélites, mais le traitement des pyonéphroses, c’est-à-dire des poches pyélorénales à contenu septique.

La guérison spontanée des pyonéphroses a été observée, Guyon, Todd, Roberts en ont cité des cas indiscutables.C’est une terminaison exceptionnelle, sur laquelle il serait imprudent de compter. Bien souvent, en analysant de près les observations de pyonéphroses guéries sans traitement, on voit qu'il s’agit d'infections ascendantes, de phénomènes passagers du côté du rein, venant compliquer un état vésical toujours très marqué. Il y a bien eu augmentation notable de volume du rein avec urines rénales et le tout a disparu spontanément. Mais quelle part revient dans ces cas à la distension rénale? Quelle part à l'élément congestif ?

(1) Casper. — Wien. med. Presse, 1895.

(2) PAwzick. -- Wien. med. Presse, 1886.

Ne voit-on pas des reins former sous la seule influence de la congestion, des tumeurs d’un énorme volume ! Albarran a incisé chez un malade atteint d’anurie calculeuse, le rein soi-disant sain et lui a trouvé, sans qu'il y ait rétention, par le seul fait de la congestion, uni diamètre vertical de 23 centimètres.

Chez une malade du service de M. le Pr Terrier et déjà néphrostomisée du côté gauche, survint une crise d’anurie qui dura cinq jours, avec augmentation de volume du rein opposé. M. Hartmann pratiqua à cette malade une deuxième néphrostomie, cette fois du côté droit, et le rein mesurait, m.s à nu, le double des dimensions normales. C’est à la congestion principalement qu'était due cette augmentation de volume. L’incision du parenchyme donna en effet lieu à une hémorragie très abondante et il n’y avait dans le bassinet qu’une minime quantité de pus.

On comprend qu'une telle lésion, tout à fait au début, sans distension rénale, puisse guérir spontanément. C’est là une exception.

Dans toute rétention rénale septique, il faut recourir à une intervention.

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