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Incision abdominale pour reconnaître la nature d’une tumeur très mobile
dans l’hypochondre droit. À (2) Poaizzon. Acad. de Méd., 13 juill. 1886,
Se EPA On reconnaît un rein flottant ‘qui, GHAque très MORE n'avait pas de
mésonéphron.
Guérison rapide de l’incision exploratrice.
__ Somme toute, la recherche de la mobilité abdominale ne diffère en rien de la palpation d’une tumeur quelconque de l'abdomen ; rien de spécial au rein dans ces manœuvres; comme nous l’avons vu, au contraire, le bailottement lombo- abdominal, et la mobilité abdomino-lombaire ont une importance capitale pour le diagnostic.
De là lutilité de reconnaître rapidement l'existence de la mobilité abdomino-lombaire même peu étendue. |
Nous avons déjà indiqué que M. Guyon employait pour cette recherche la palpation bimanuelle, saisissant le rein entre les deux mains et le repoussant en haut vers sa place naturelle pour reconnaître l'étendue de sa mobilité. L'opérateur se place ici de même que pour la recherche de l’augmentation de volume, nous dirons simplement qu’il devra s’attendre à trouver le rein un peu plus en dehors, et par conséquent éloigner la main antérieure de la ligne médiane. Mais si la manière de placer les mains est la même, la position donnée au malade est souvent différente. |
M. Guyon cherche en effet à mettre le malade dans la posture ou le déplacement aura son maximum d’étendue, et pour cela il le place dans trois positions différentes : position demi-assise, position debout, ou enfin couché sur le côté saïn. |
Nous avons examiné dans le service deux malades dont le rein peu déplacé. était certainement plus appréciable quand la patiente était demi-assise, appuyée sur les oreillers, dans la position de lecture danslelit.
Dans un autre cas, TA à nous avons déjà fait allusion, la station debout exagérait les symptômes et les rendait plus nets. Pour ce qui est du décubitus latéral sur le côté sain, nous étudierons plus loin l'avantage qu'il peut présenter en appréciant la valeur du procédé d'Israël.
Somme toute, M. Guyon n'a pas de parti pris à l'égard de la position à donner, et il la fait varier suivant les cas, dans le but d'appeler le déplacement du rein à l’aide de la recherche.
Dr 40
Re A côté de ce premier, moyen de faciliter la palpation du rein
déplacé, il en existe un autre, qui consiste à profiter des mouve-
.ments que la respiration transmet au rein par l'intermédiaire du
diaphragme.
H est certain que les mouvements respiratoires se transmettent au rein ; dans nombre d’observations les auteurs ont noté cette
particularité. M. Guyon nous le faisait encore récemment cons- -tater sur un rein hydronéphrosé qu’il avait découvert par l’incision lombaire ; [Israël (1) affirme que les tumeurs du rein peuvent être
Robe. par la respiration (Voir plus loin).
Ce moyen de diagnostic donné depuis : longtemps . entre les
tumeurs du’ foie et celles du rein est donc erroné, et une tumeur animée de mouvements isochrones à la respiration peut aussi bien
appartenir au rein qu’au foie.
Mais ce qui est absolument vrai, quand le rein est augmenté de volume, est moins constant quand il a gardé ses dimensions
: normales, et M. Guyon a quelquefois recherché ce signe dans des cas
de faible déplacement sans AUBmENtEHON de volume sans le ren-
contrer.
Cependant, le professeur de Necker conseille de profiter de ces
. mouvements, lorsqu'ils existent, pour chercher à palper le rein
lors de son abaissement maximum.
Dans un travail récent, un médecin très distingué de Lyon, M. Glénard (2), considère au contraire ces mouvements de va et vient comme constants dans le premier degré de la « ptose » rénale et a basé sur ce fait un mode d'exploration, la palpation néphroleptique.
Voici d’ailleurs comment l’auteur lui-même a exposé son procédé dans une lecon fort intéressante pour ce qui nous occupe, faite à l'Hôtel-Dieu de Lyon, et reproduite dans le numéro du 23 avril 1887 de la Province médicale : S
La recherche du rein mobile comprend trois temps (3) :
« Premier temps. Affüt. — 11 faut placer les doigts de telle sorte (1) ISRAEL. Société de méd. interne de Berlin. Revue des Sciences rte 1888. (2) GLÉnarD. Province médicale, 23 avril 87.
(3) IL s'agit d’un rein droit.
Le ETES
que si pendant l'inspiration quelque chose d’anormal est propulsé de haut en bas, on le sente passer entre les doigts, et on puisse le saisir; pour y arriver, j'étreins largement et solidement dela main gauche, pouce en avant, médius en arrière, la zone des parties molles immédiatement sous-jacente au rebord. costal. Les doigts forment ainsi un anneau étroit qui sera complété à sa partie interne, en arrière par la colonne vertébrale, en avant par la main droite ; celle-ci déprime en effet la paroi antérieure dans le prolongement de l’extrémité du pouce gauche qui se trouve à la hauteur et au-dessous de l’extrémité de la neuvième côte gauche. »
« Faisons inspirer profondément notre malade, nous sentons descendre quelque chose entre nos doigts, une masse encore indécise, rénitente, du volume d’une mandarine. Première constation que j'exprime ainsi: «ptose» dans l’hypochondre droit, car à l’état normal les doigts ne doivent rien sentir descendre... »
Deuxième temps. Capture.— Ce temps consiste à saisir et à retenir la ptose entre le médius et le pouce gauches, Pour cela, après avoir placé ces doigts en tâtonnant, pendant deux ou trois inspirations, sur le trajet exact de descente, sur la piste que nous avons constatée, on porte le pouce le plus haut possible au-dessous du rebord costal, à la rencontre de la ptose, à mesure qu’on la sent descendre pendant l'inspiration; lorsque la ptose paraît avoir atteint la limite inférieure de son incursion, on augmente brusquement la constriction exercée à travers les tissus par les doigts, en rapprochant le plus possible l’une de l’autre les extrémités du médius et du pouce gauches. Pendant ce temps, la main droite veille à ce que la ptose ne soit pas déviée vers la ligne médiane et n’échappe ainsi à la main gauche.»
« Chez notre malade où nous avons ainsi procédé, nous avons réussi à dépasser la ptose, à placer le pouce gauche au-dessus d’elle et à pincer entre ce doigt et le médius Ada une région formant comme un sillon transversal déprimé. ».…
« Pendant que la ptose est ainsi Ho nous sentons par l'effort de compression que nous devons exercer au-dessus d’elle pour la maintenir, qu’elle est tirée de bas en haut et qu’il nous suffirait
PART FR d’écarter un peu les doigts pour la sentir s'échapper entre eux. Nous profiterons de ce second passage pour apprécier les différents caractères de siège, de forme, de consistance, de volume, de sensibilité de la ptose. Ce sera le troisième temps de la palpation néphro-. leptique. »
« Troisième temps. Echappement. — Ce moment de la palpation consiste à écarter légèrement l’une de l’autre les extrémités du pouce et du médius gauches, et à abaisser en même temps la ligne de compression, la ptose remontera entre eux. Si alors après l’avoir examinée, on exerce une compression brusque au’ moment où on va la perdre, on pourra apprécier le degré de mobilité de la ptose
dans l’hypochondre.»
: « Nous opérons ainsi sur notre malade. La ptose remonte entre.
-les doigts; elle a bien le trajet, la forme, la consistance, le volume
d’un rein, etsous l’influence de la petite pression brusque que nous: exerçons à la fin, nous faisons sauter quelque chose qui s'échappe en haut, ce ressaut est visible à l'œil, et la malade surprise par
cette petite secousse traduit sa sensation en disant que mes doigts
ont fait sauter une «boule» dans son côté. »
M. Glénard arrive ainsi à reconnaître les différents degrés de mobilité du rein.
« Lorsque à la fin du temps d’affût, quand on espère saisir la ptose, on sent profondément un corps orbe, lisse, dur, du volume d’une noix qui, sous l’influence de la pression brusque exercée par les doigts, saute comme une bille et s'échappe en haut, laissant aux doigts une sensation analogue à celles qu’il éprouvent lorsqu'ils viennent de projeter par pression un noyau de cerise : C’est la pointe de néphroptose,ou néphroptose du premier degré, car on ne peut atteindre le rein à l’état normal; celle du deuxième degré existe quand le rein peut être retenu entre les doigts sans que pourtant on atteigne le sillon et qu’on puisse comprimer les tissus audessus du rein; si l’on peut le faire, ce sera la néphroptose du troisième degré, comme chez notre malade: c’est le rein mobile vulgaire; — enfin la néphroptose du quatrième degré, c'est le rein flottant, c’est le rein qu’on sent par la paroi abdominale anté
rieure sans même Y avoir songé. ..s.