‹ Étude sur les rapports du rein et son exploration chirurgicaleChapitre 3 sur 53 · MASSE SN · texte numérisé non relu

MASSE SN

La voie lombaire nous a semblé, sans contredit, la meilleure pour aborder le rein, nous nous sommes donc occupé surtout de ses rapports de ce côté, et l'ordre de notre description et des figures

a été arrangé de manière à montrer les plans successifs que le

chirurgien trouvera devant lui en opérant.

Nous ne comptons pas faire ici une description complète de Ja

configuration extérieure du réin, mais simplement indiquer ceux de ses rapports qui ont une importance chirurgicale, et donner les points de repère utiles à connaître : nous allons donc préciser d'abord la situation du rein par rapport aux parties osseuses voisines, puis, prenant l’ordre. de superposition, nous étudierons les différents plans de le chirurgien rencontrera | devant. lui en opérant. . es ji DA

Le rein étant appliqué contre la face ie du thorax, qu il déborde inférieurement, la douzième côte est d’une grande impor-

tance comme point de repère, puisqu'elle indique, semble-t-il, la limite supérieure de la région lombaire par laquelle le rein est

accessible et la limite inférieure du thorax par où il nest ni accessible ni possible à sentir; aussi déjà plusieurs fois a-t-on fait des

recherches pour se rendre compte d’une manière précise de la

longueur de cette côte et de sa direction.

‘Pansch (r) en 1876, en étudiant les rapports du rein, avait

constaté les variations fréquentes de longueur qu’elle présente suivant les individus, et jugé qu’elle ne pouvait servir de point de repère dans la recherche du rein. | Holl (2), plus tard, revint sur ce sujet et rechercha le rapport de longueur existant entre la douzième et la onzième côte sur soixante cadavres.

Il constata que sur trois sujets, la douzième côte n'existait pas, et.

sur les autres, il trouva le rapport suivant, entre la douzième et la onzième côte : -

(1) Hozz. Die Bedeutung der zwôlften Rippe bei der Nephrotomie. Archiv.für klin. Chirurgie, vol. XXV, page 224. |

(2) Paxscu. Uber die Lage der Nieren mit besonderer Beiehung auf ihre Percussion. Archiv. du Bois-Reymond, 1876, n° 3, page 327.

y a LR 3 Trente-trois fois, la douxième côte : équivalait aux trois quarts de la onzième ; quarante- quatre fois à la moitié; dix-huit fois à son

tiers; quinze fois au quart; trois fois au un sizième ; ct une fois

à un huitième. |

D'après lui, on aurait donc un sujet sur vingt, dépourvu de douzième côte, et dans le reste des cas, les variations de longueur seraient énormes.

Le Dentu, dans l’article de la Revue que nous avons déjà indiqué, et qui a servi de point de départ à notre travail, appelle l’attention sur ces faits, il montre toute l'importance qu’il y a pour le chirurgien à connaître exactement les rapports du rein avec cette côte dans ses diverses modifications, et l'intérêt qu'il y aurait aussi à connaître les rapports de la plèvre dans ces différents cas.

Il cite successivement l'opinion des auteurs classiques sur le

cul-de-sac pléural, et en déduit les rapports probables de la plèvre

avec la région qui nous occupe : « Malheureusement, ajoute-t-il, ce qui est vrai si les dernières côtes ont leur longueur normale cesse de l'être lorsqu'elles présentent une anomalie, car dans ce cas les insertions du diaphragme ne sont soumises à aucune loi précise, et le cul-de-sac pleural pourrait bien se trouver au beau milieu des parties molles, au lieu de rester à quelque distance audessus de l'extrémité antérieure des deux dernières côtes. » Li

C’est à ce point de vue que nous avons repris la ee en cherchant à préciser quelles modifications apportaient aux rapports du rein et de la plèvre les variations de longueur de la douzième côte. A |

Tout d’abord, nous. devons dire que sur cinquante sujets examinés à ce point de vue, tant à l'hôpital qu’à l’École pratique, nous n’avons pas vu la douzième côte manquer une seule fois ; par contre nous avons trouvé deux côtes de uncentimètre et demi et plusieurs de deux à trois centimètres, et, dans ce cas, ce n’était qu'en les saississant entre deux doigts pour reconnaître leur mobilité,.et en recherchant ensuite la surface articulaire costo-vertébrale que l'on pouvait les différencier des apophyses costifornes des perrebres lombaires. LE ET SPC AN SNS

Holl a-t-il pris sr des apophyses alsyorsteiles côtes.ainsi

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