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très courtes, a-t-il rencontré une série comme on en voit parfois dans les recherches? On ne peut le dire, mais un fait certain est que sur cinquante sujets et même plus, car dans quelques cas nous
avons recherché la chose sans la noter, les douzièmes côtes étaient
toujours présentes.
A part cela, nous sommes arrivé, au point de vue des dimensions, à des conclusions analogues à celles de l’auteur allemand, et nous avons trouvé pour la douzième côte, toutes les longueurs, depuis quatorze centimètres, maximum, jusqu’à un centimètre et demi. D'un côté du corps à l’autre, les longueurs différaient dans la
proportion de deux à trois centimètres parfois, si les côtes étaient
longues, de un à deux centimètres si elles étaient courtes.
Nous avons ainsi trouvé :
| PAx Le “ 27 douzièmes côtes de 14 à 13 centimètres.
36 —— de r12à 10 —
13 — de\oà. 7 —
10 pus dde SD ES “ 14! — de 4à ri/2 —
De pareilles différences de longueur ne vont pas sans entraîner des variations dans la direction, il serait donc impossible de donner une moyenne de la situation et des rapports de la douzième côte, sinous métions arrivé à la constatation suivante qui ressort du
tableau ci-dessus.
Les côtes de moyenne longueur sont rares, et à part quelques exceptions, on pourraitranger les côtes que nous ayons mesurées, en deux séries : l’une de côtes longues, l’autre de côtes courtes ; or dans ces deux cas, la douzième côte présente une direction et des rapports absolument différents.
Quand la douzième côte est longue elle descend obliquement, parallèlement à la onzième; c’est là le cas le plus fréquent, on le rencontre à peu près quatre fois sur cinq, c’estle trajetque suivent les côtes de quatorze à sept centimètres.
Quand la côte est courte, elle se redresse au Re et tend à devenir horizontale; toute courbure disparaît, la côte prend l’aspect
d'une lame large, aplatie, logée dans l’angle de la onzième côte,
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toutes les côtes de six centimètres et au-dessous affectent cette position. ne |
Somme toute, il y a là deux types très nets, et, comme on peut s’en convaincre par l'étude des figures ci jointes, fort différents dans leurs rapports avec le rein et avec la plèvre.
Contrairement à la douzième, la onzième côte est très peu
variable, elle garde à peu près la même inclinaison et la même
longueur, quelle que soit la longueur de la douzième.
On peut donc considérer le thorax, tel qu'il est dessiné sur les figures I, III et V, comme représentant la majorité des cas, les figures où la douzième. côte est horizontale reproduisant une exception assez fréquente, est d’une grande importance, car elle peut entraîner une erreur de points de repère, et la blessure de la plèvre. |
Rapports des reins avec la paroi osseuse
D'après Malgaigne (r), les reins sont couchés sur les côtés du rachis, au niveau des deux dernières vertèbres dorsales et des deux premières lombaires. à
Les rapports indiqués par les autres auteurs classiques diffèrent peu de ceux-là, et sont donnés avec moins de précision ; Cruveilhier (2) les met en rapport avec les deux ou trois dernières côtes ; Sappey (3) avec la dernière côte et le dernier espace intercostal et
Richet (4) avec les deux côtes inférieures.
Pansch (5), après avoir constaté les variations fréquentes de la douzième côte, renonce à la donner comme point de repère dans les rapports du rein, et prend comme point fixe la crête iliaque ; il trouve ainsi quatre à cinq centimètres en moyenne, quelquefois six entre l'extrémité inférieure du rein et la crête iliaque.
Enfin Henle (6), dont les descriptions sont toujours si exactes,
(1) MaLGaiGne. Anatomie chirurgicale.
(2) CruveiLniErR. Analomie descriptive.
(3) Sarrey. Anatomie descriptive.
(4) Ricuer. Anatomie chirurgicale.
(5) Panscx. Loco citato.
(6) Henze, Handbuch der systematichen Anatomie des Menschen.