‹ Étude sur les rapports du rein et son exploration chirurgicaleChapitre 5 sur 53 · ER D RP · texte numérisé non relu

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place le rein sur les côtés des première, deuxième et troisième vertèbres lombaires s'étendant supérieurement jusqu’à la onzième côte et même un peu au delà.

Nous avons cherché, de notre côté, les rapports du rein avec les

parties osseuses, en employant le procédé de Pansch qui consistait

à fixer le rein avec de longues aiguilles, puis à mesurer la distance des points de repère qu'il avait choisis; comme l’indiquent du reste les auteurs, nous avons trouvé de grandés variations. Dans un certain nombre de cas, le rein débordait à peine la douzième côte en bas, tandis que dans d’autres nousavons trouvé des reins, paraissant sains, mais longs de quatorze centimètres et descendant jusqu’à deux centimètres de la crête iliaque. ù

Cependant, sur la grande majorité des sujets, le rein a des rapports fixes, et on peut considérer le rein normal comme correspon-

dant à la hauteur de la onzième vertebre LORIE et des deux pre-.

mières lombaires.

Du coté droit, il s’abaisse en général un peu plus que du gauche, comme cela est indiqué partout, mais dans des proportions très faibles, c'est-à-dire que du coté gauche son extrémité inférieure vient affleurer le bord supérieur de la troisième apophyse tranverse lombaire, tandis que du coté droit cette portion du rein descend au niveau même de cette apophyse, ce n’est donc souvent qu’une différence minime. Cette apophyse est le point le plus fixe des rapports du rein, elle se trouve à environ cinq centimètres au-dessus de la crête iliaque ; le rapport donné par Pansch pour l'extrémité inférieure du rein semble donc le plus souvent exact.

Mais de la position de l'extrémité inférieure du rein on ne peut pas déduire avec certitude celle de son extrémité supérieure, car le rein varie beaucoup de forme et, parfois, la fameuse comparaison avec un haricot ne donnerait qu’une idée bien vague de la forme de l'organe.

« Il y a des reins allongés, dont le diamètre vertical dépasse trois Fa le diamètre transversal, et dont les bords concave et convexe sont en quelque sorte concentriques. D’autres ont un diamètre vertical dépassant à peine le diamètre transversal. Au bord concave se trouve une fente verticale, qui peut être aussi horizontale ou

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oblique, au fond d’un creux limité par les extrémités du rein qui sont recourbées vers la ligne médiane et le surplombent » (1).

On comprend sans peine qu’un rein ramassé en boule, et unrein très allongé n’aient pas exactement les mêmes rapports, mais les points fixes sont le hile et l’extrémité inférieure, et c’est sur l’extrémité supérieure que portent surtout les variations.

D'ailleurs, si le rein peut varier de forme, cependant le plus souvent la comparaison classique est la vraie, on peut très bien la prendre comme type moyen, et nos mensurations nous ont amené à considérer le chiffre de onze et demi à douze centimètres comme représentant la longueur ordinaire du rein. C’est dans les cas où il présente cette longueur qu’il se trouve-en rapport avec les trois vertèbres que nous avons indiquées.

Dans le sens transversal, la situation du rein est aussi sujette à. quelques variations qui tiennent, tant à l’étendue plus ou moins. grande de ses dimensions transversales, qu’à l’obliquité de sa face: postérieure en dedans. Cette obliquité est constante et chez certains sujets, les faces antérieure et postérieure du rein, loin d’être dans le plan frontal comme le dit Henle, sont très obliques en arrière et c’est le bord externe du rein qui est la partie la plus rapprochée des côtes, tandis que la face postérieure devient interne et s’applique sur le psoas. “a

Le Dentu (1) écrit que le bord externe du rein peut être à huit, neuf ou dix centimètres de la ligne médiane. Dans nos recherches, ce rapport n’a pas autant varié, et quand Île rein n’était pas augmenté de volume, c’est presque constamment à huit centimètres et demi de la ligne médiane que nous l'avons rencontré. La variation ne s'étendait guère que de huit à neuf. |

Le rein n’est pas verticalement dirigé, mais un peu oblique en bas et en dehors, de telle manière que la partie la plus éloignée de

la ligne médiane est l’extrémité inférieure de son bord externe qui

est souvent à neuf centimètres et demi de la ligne épineuse. Cette obliquité fait aussi que le bord interne, qui n’est éloigné de la ligne épineuse que de deux centimètres et demi en haut, est

(1) HENLE. Handbuch der systematichen Anatomie des Menschen. Braunsweig, 1871 (1) Le Denru. Malades chirurgicales du rein.

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situé en bas à trois centimètres et demi ou quatre centimètres de cette ligne. Ce sont les distances indiquées par Morris (1), nous avons constaté leur exactitude. | \

-Etant donné que les apophyses transverses des dre lombaires arrivent à quatre centimètres et quatre centimètres et demi de la ligne médiane, la face postérieure du rein est donc en rapport, dans sa moitié supérieure environ, avec ces apophyses, ce qui explique les déchirures que leur sommet peut causer au rein dans les traumatismes. |

Connaissant la situation du rein en | hauteur et en largeur, par

rapport à la colonne vertébrale, il nous est facile d'en déduire ses

rapports avec les dernières côtes. ;

Un simple regard sur la planche n° 1 fera comprendre que le rein est pour ainsi dire inscrit dans l'angle formé par la onzième côte avec la colonne, son extrémité supérieure se trouvant en

rapport avec la face antérieure de cette côte, mais dépassant très

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rarement son bord supérieur.

On voit, en comparant les planches I et H, combien les rapports seront différents suivant El la douzième côte sera longue

ou courte. EAU

Dans le premier cas, la côte Éesterdque lélenen à la

onzième passera très obliquement sur le rein, dont le bord externe presque entier se trouvera caché par elle. On trouvera

alors une moitié du rein masquée par la douzième côte, par

l’espace intercostal qui la sépare de la onzième, et hs cette dernière. sh :

Quand au contraire la côte est courte, comme l'articulation costovertébrale est placée au bord supérieur de la douzième vertèbre dorsale et que la côte se porte horizontalement en dehors, elle ne recouvre qu'une portion bien moindre du rein, l’espace inter- - osseux a disparu, et le rein déborde en bas la douzième côte des trois quarts de sa hauteur.

Au premier abord, il semble donc que le rein, presque impos-

sible à palper dans un cas, sera très accessible dans l'autre; mais

(1) Morris, Surgical diseases of the Kidney..

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