‹ Étude sur les Réactions Biologiques de la TuberculoseChapitre 11 sur 16 · PR PURE · texte numérisé non relu

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la tuberculose ; elle peut en montrer le caractère évalutif ou non, par un taux photométrique constamment élevé et elle peut aussi déceler la tendance faverable ou défavorable de la maladie par l'allure de Ja courbe de floculation.

L'EPREUVE DE SEDIMENTATION

Le déséquilibre physico-chimique du sérum peut encore être mis en évidence au cours de la tuberculose par d’autres procédés. Les plus répandus parmi ceux-ci sont les épreuves de sédimentation des globules rouges.

En 1918, Farreus a découvert que les divers sangs (rendus coagulables par l’addition de citrate de soude) se sédimentent au bout d’un temps très variable. Selon les explications de cet auteur, les globules rouges sont, dans le sang circulant, chargés d'électricité négative. Cette charge électrique serait due à une mince couche de plasma qui se trouve sur la surface des globules. Or, dans le sang extravasé il se produit un bouleversement de la structure physicochimique aboutissant à une chute des charges électriques. Ce phénomène a pour conséquence la disparition de la répulsion entre les hématies qui s’agglutinent. La sédimentation proprement dite n’est qu’un phénomène accessoire dûs à la pesanteur ; l’agglutination surviendrait même sans l'intervention de cette force ainsi qu’on le voit dans certaines techniques apparentées à la sédimentation.

La vitesse de sédimentation dépend de certaines propriétés physico-chimique du sérum. Or, il semble que dans certaines maladies ces propriétés sont modifiées. C’est ainsi que la sédimentation est accélérée

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chez les tuberculeux. Certes, cetie accélération n’a rien de spécifique dans la tuberculose, car elle peut exister dans des cas physiologiques (menstruation et grossesse) et pathologiques (affections aiguës, cancer, irradiations ultra-violettes ou solaires).

D'ailleurs les épreuves de sédimentation n'ont aucune prétention à la spécificité. Elles s'appliquent surtout au pronostic et à l’appréciation des tendances évolutives d’un processus tuberculeux. Sans insister sur les différentes techniques, nous dirons que la plus employée est celle de Westergren, dans laquelle le temps est pris comme facteur fixe.

La valeur diagnostique de la réaction de sédimeutation semble assez restreinte, mais sa valeur pronostique est précieuse, et une tuberculose évolutive n'ést jamais accompagnée d’une sédimentation normale. En pratiquant des examens répétés, à des intervalles réguliers, et en adoptant une notation graphique, on obtiendra ainsi des courbes qui rendront, exactement compte de l’évolution de la maladie, On pourra ainsi suivre la cure sanatoriale (MaTTÉI, Bérou et GENIN, Rion et RoGEr, etc...), de même l’action du pneumothorax sur une tuberculose pulmonaire.

En comparant la courbe de la séro-floculation de VERNES et la courbe de sédimentation pratiquées concomitamment à intervalles réguliers, on a souvent été frappé par leur parallélisme ; les chiffres augmentant dans les deux cas suivant la gravité du processus tuberculeux.

Nous reviendrons, d’ailleurs, ultérieurement, sur la question de la valeur pronostique du procédé, et nous tenterons de distinguer pronostic et appréciation objective de l’état présent.

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