‹ Étude sur les Réactions Biologiques de la TuberculoseChapitre 14 sur 16 · LE PRONOSTIC BIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

LE PRONOSTIC BIOLOGIQUE

Etant donné les considérations théoriques que nous avons développées au début de ce travail et que nous avons répétées au chapitre précédent, il est plus facile de rendre compte du degré de tuberculisation d’un individu que d’assurer s’il est tuberculeux ou non (dans le sens clinique). Aussi, la plupart des réactions que nous avons étudiées ont-elles des prétentions pronostiques.

Avant de comparer leur valeur à ce point de vue, il s’agit de s'entendre sur le sens du terme pronostic. À notre avis, le pronostic implique une prévision de l’évolution favorable ou défavorable de la maladie. Pratiquement, c’est le problème qui se pose au médecin lorsqu'on lui demande si le malade va guérir ou bien succomber à la maladie. Or, depuis Hippocrate, on sait que le pronostic est ce qu'il y a de plus difficile en médecine.

Peut-on dire que les réactions que nous avons examinées donnent un pronostic de la tuberculose ? Nous ne le pensons pas. Tout ce qu'elles sont capables de préciser, c’est l’état présent de la maladie ; elles n’autorisent aucune prévision. Or, nous avons vu que le pronostic implique un certain degré de prévision. Certaines réactions biologiques, comme la séro-floculation à la résorcine et l'épreuve de sédimentation, donnent sans douté une image fidèle de l’état actuel

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