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Après quelques minutes, le scotome brillant de la migraine ophtalmique est remplacé par de l’hémiopie latérale.
Certains auteurs l’ont notée dans la néphrite descendante.
Leyden (161) rapporte l’observation d’une femme de 69 ans qui présentait une hémiplégie gauche avec hémiopie du même côté. Pour obtenir la contraction de la pupille il fallait éclairer la moitié gauche de la rétine. L’autopsie de cette femme permit de constater un foyer de ramollissement entre le chiasma et les tubercules quadrijumeaux, ce quiétait en rapport avec la théorie de Wernicke. Le noyau lenticulaire droit était ramolli et le pédoncule cérébral ainsi que la bandelette optique droite l’étaient également en partie.
Pour Wernicke, en effet, l’hémiopie homonyme s’ob-serverait toujours dans les cas de lésions de l’une des deux bandelettes optiques, ou bien des fibres qui lui font suite où bien du cunéus. Quand le pli courbe est lésé et que la lésion, pénétrant dans la profondeur, atteint les radiations optiques sous-jacentes se rendant au cunéus de l’hémisphère gauche, on observe souvent la cécité verbale associée à l’hémiopie latérale droite.
Très rare, l’hémiopie nasale hétéronyme est produite par des lésions symétriques de la partie interne du chiasma optique.
Moins rare que la précédente, l’hémiopie bitemporale est due à une lésion de la partie externe du chiasma. Berry (33) estime que toujours elle est amenée par une
telle lésion et, à l'appui de son affirmation, il en décrit
2 160 deux cas. A. Spanbock et J. Stheinhaus (249) auraient noté sa coïncidence avec le diabète insipide.
Wilbrand et Sænger (278, Bd 1,Abt 2.p. 368) rapportent l'observation d’un ouvrier de 24 ans qui avait reçu, depuis déjà sept ans, un coup de couteau dans la région temporale gauche. Wernicke constata une paralysie du ras droit et du facial droit (région de la bouche), puis un ptosis de la paupière supérieure gauche et ‘enfin une hémiopie latérale droite avec la réaction pupillaire hémiopique.
Mike (182) constata également un cas d’hémiopie latérale droite consécutive à une blessure pénétrante du cerveau dans la région des sutures sagittales et squameuses, en arrière de la suture coronaire.
Jusqu'ici, il n’a été question que d’hémiopie latérale. Mais ce genre d’hémiopie n’est pas le seul. Ainsi, Lapersonne et Grand (155) rapportent l'observation d’une personne ne présentant aucun signe d’hystérie ou de tabes ni des lésions de la rétine ou de la pupille et qui, à la suite d’un violent traumatisme, présenta une hémianopsie horizontale inférieure symétrique. Ces auteurs croient pouvoir attribuer cette hémiopie horizontale «à un épanchement sanguin sous-duremérien formant foyer non loin de la scissure perpendiculaire interne et détruisant l’écorce du cunéus». Longtemps chicanée et attribuée à une névrite optique, ce genre d’hémianopsie paraît être
suffisamment prouvé par cette observation.