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du grand sympathique. Aussi, étant donnée la synergie harmonique existant entre l'iris et les muscles cihaires, il est permis de penser avec Giraud-Teulon que « leffet actif du muscle ciliaire doit être sous la même influence ». Aussi, ainsi qu’on l’a remarqué depuis bien longtemps, les mouvements pupillaires sont-ils associés aux efforts de l’accommodationet de la convergence, car la convergence des axes optiques est également sous la dépendance du moteur oculaire commun.
Grasset estime que ces mouvements ont l'écorce parietooccipitale pour centre et l’oculomoteur commun pour voie
centrifuge.
68. Dans un œil sain et parfaitement accommodé l’image d’un point lumineux, d’après Weïdlich (273), a un diamètre appréciable proportionnel à celui de la pupille, diminuant avec celui de la pupille quand la quate accommodative varie. En effet, d’après cet auteur, la diminution du diamètre de l’image équivaudrait au travail d’accommodation nécessaire pour diminuer d’une même valeur le diamètre d’un cercle de diffusion. De là à assimiler la mesure de l’image d’un point lumineux à celle des cercles de diffusion il n'y a qu'un pas. Weïdlich l’a franchi pour arriver à mesurer la valeur accommodative de la pupille. Ainsi, en « admettant que le diamètre de cette image soit de 0 mm. 005, il trouve que la réduction de la pupille de 4 à 1 millimètre correspond à une
quote accommodative de 1/4, 47 dioptrie »,
69. Letravail d’accommodation peut être soumis à l’influence de la volonté. Ainsi Donders prétend, qu’en fixant un même objet, il peut faire varier son accommodation et, par suite, le diamètre de la pupille. De même Grasset (105) qui dit : « Si même par la pensée et dans l’obscurité, nous regardons un objet éloigné ou rapproché, il se produit des mouvements dans l'iris ». De plus le même auteur conteste au réflexe de la pupille à Paccommodation son état de réflexe. Il en fait un ensemble de « mouve- : ments automatiquement réalisés sous linfluence d’une innervation corticale: »
70. Les mouvements pupillaires à l’accommodation ne sont pas provoqués par la lumière. En effet, la pupille se contracte ou se dilate dans la vision des objets rapprochés et éloignés même quand l'intensité lumineuse de ces objets ne varie pas par rapport à elle malgré leur éloignement ou rapprochement successifs. Wecker avait bien soutenu la théorie que les mouvements de la pupille à l’accommodation sont dus à un degré plus ou moins grand de l'intensité lumineuse des rayons qui arrivent dans lœil ; mais Ruiter, Donders et Cramer, ont fait des expériences dont ils ont tiré des conclusions démontrant que dans Paccommodation « la contraction de la pupille peut s’effectuer sans qu'il y ait changement dans le degré de convergence des axes visuels des deux yeux. » Cramer (56). Enfin, on aurait encore observé que l’accommodation se produit avant que le mouvement pupillaire soit complet. Ce phénomène viendrait encore donner un soûtien de plus à cette opinion que laccommodation est la cause du
réflexe pupillaire. H. Vervoort (260 brs) après s'être
a far
demandé si la contraction pupillaire est due à l’accommodation et à la convergence ou bien aux deux à la fois rappelle qu’un changement de convergence sans changement d’accommodation provoque le réflexe pupillaire, et conclut, en se basant sur des expériences personnelles, que la contraction de la pupille est uniquement due à la convergence, à l’exclusion des modifications de l’accommodation ».
Les mouvements pupillaires ne sont pas dus aux variauons de courbure du cristallin. De Graefe a pu observer, en eflet, une accommodation intacte chez une personne n'ayant pas d'iris. Ils sont simplement associés à ceux du cristallin et contribuent à la netteté de la vision en arrêtant au passage les rayons diffus.
Les mouvements de la pupille pendant l’acte de l’accommodation existeraient chez les animaux aussi bien que chez l’homme. Schiff a été assez heureux pour les observer chez le chat. De plus, il a constaté, qu'après section du moteur oculaire commun, le diamètre de la pupille ne varie plus quels que soient les efforts d’accommodation oculaire de la part de l'animal.
Schiff a observé encore que l'intensité des mouvements pupillaires accompagnant l’accommodation est égale dans les deux yeux, même après la section unilatérale dugrand sympathique cervical. En effet, d’après ce physiologiste, si l’œil sain paraît plus dilaté que l’œil correspondant au
côté de la section, c’est qu’il l'était davantage avant l’ex-
périence.
71. Les mydriatiques, tels que l’atropine par exemple,en amenant la paralysie du muscle ciliaire, produisent la perte de l’accommodation. L’alcaloïde de la belladone instillé dans l’œil agirait en paralysant à la fois, dans le sphincter de l'iris et dans le muscle ciliaire, les terminaisons du nerfoculo-moteur.D’après Gubler, 0 gr. 0001 suffisent pour produire la paralysie de l’accommodation dont es effets varient selon l’état des milieuxréfringents.« Un emmétrope, dit Manquat, (170, t. II, p. 643), devient simplement presbyte ;il voit lesobjets éloignés, mais cesse de voir à courte distance. Un œil myope conserve son punctum remolum; si la myopie est accentuée, la portée la plus éloignée restant la même, la faculté visuelle est peu altérée par la vision de près. L’œil hypermétrope, au contraire, ne voit ni les objets éloignés, ni les objets rapprochés. »
72. Les constricteurs de la pupille, en contractant le muscle ciliaiïre en même temps, produisent un spasme de accommodation. Ainsi, l’ésérine, en instillation dans l’œil, produira le spasme de l’accommodation qui vient se greffer sur le rétrécissement de la pupille. D’après Schiff, l’ésérine agirait en excitant le moteur oculaire commun par une irritation parcourant son tronc. Selon d’autres auteurs, l'ésérine devrait son action à l'excitation des trémités de ce nerf.
Le jaborandi affaiblirait également l’accommodation d’après Martindale.
ON e—
73. Après la section du sympathique, la pupille ne se dilate que très lentement dans l'obscurité, mais elle se contracte encore pendant l’accommodation ». (Waller, 271, p. 547).
D’après Jaboulay (136), et contrairement aux assertions de Doyon et Morat (72), « la section du nerf sympathique cervical chez l’homme ne modifie pas sensiblement laccommodation de l’œil aux distances et ne jouerait par conséquent aucun rôle dans l’accommodation. » M. Jaboulay sectionna le grand sympathique au cou entre le ganglion cervical supérieur et le ganglion cervical moyen chez deux épileptiques. Il put alors constater les trois phénomènes suivants : rétrécissement de la fente palpébrale, rétraction légère du globe de l'œil et contraction pupillaire.La contraction de la pupille amena
une amélioration de la vue, ce qui est habituel.
74. Les mouvements pupillaires subissent encore l’influence de la convergence des axes optiques. Dans Îla vision des objets rapprochés, les axes optiques convergent et les yeux subissent une rotation en haut et en dedans. Alors le muscle ciliaire et le sphincter de liris entrent en jeu et il se produit un réflexe contractant les pupilles proportionnellement avec le degré de convergence. Quand les axes optiques deviennent paral!èles et que la vision se fait pour l’infini, tout se relâche et les
pupilles se dilatent par absence d’influx nerveux. « L'état
bte indolent de l’œil est l'adaptation à l’horizon », a dit Giraud- Teulon.
Le réflexe de la pupille à la convergence, dont l’existence est aujourd’hui généralemennt admise de tout le monde, est sous la dépendance du nerf moteur oculaire commun, C’est ce nerf, en effet, qui tient sous sa dépendance les muscles droit interne, droit supérieur et droit inférieur qui, par leur action synergique produisent {a convergence des yeux.
En résumé, le degré de contraction de la pupille est proportionnel au degré de la convergence, c’est-à-dire que, lorsque la convergence augmente le diamètre de la pupille diminue et quand la convergence diminue, le dia-
mètre de la pupille augmente.
75. En vertu de l’harmonie des actions physiologiques de l’organisme sain, la convergence des axes optiques agit en concordance avec l’accommodation et le degré de convergence est proportionnel avec le degré d’accommodation, « La loi d'harmonie ou de synergie qui unit la convergence des axes optiques, dit Giraud-Teulon (102, p.665), à l’action ciliaire qui préside à l’accommodation », porte e nom de : Loi de Porterfield et de Müller.
Mais, s’il faut en croire les expériences de Donders, on observe une certaine liberté d’action entre l’accommodation et la convergence. D’après S. Segal (243) on peut produire, en se plaçant dans certaines conditions d’expé-
rimentation, la contraction de la pupille par l’accommo-
dation seule et par la convergence seule. Mais, d’après
cet auteur, l’accomniodation aurait une action plus éner-
gique sur la pupille que la convergence.