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76. En 1876, Drouin (78) présenta à la Société de Biologie une note pour démontrer qu’il n’y a pas de rapport direct entre l’état d’accommodation de l’œil et le diamètre de la pupille. En voici le résumé :
On sait que dans la vision à distance les pupilles sont dilatées ou moyennement contractées. Dans la vision de près on note de la contraction pupillaire. Existerait-il donc un rapport constant, dit Drouin, entrele degré de la constriclion pupillaire et l’énergie de l'effort accommodatif pour les diverses distances? Non, il n’y a qu’une coïncidence. En effet :
4° Les axes visuels, parallèles dans la vision des objetséloignés, convergent de plus en plus à mesure que l’on regarde un objet plus rapproché. L'augmentation de convergence des axes visuels détermine peut-être à elle seule un resserrement de la pupille comme le montrent les expériences de Weber (272) et de Donders (70).
20 Divers objets étant uniformément éclairés, l’intensité de chacun d’eux variera avec la distance à laquelle on l’observera. Or la pupille est très sensible aux variations d’intensité lumineuse.
3 Dans la vision à distance, l’angle sous lequel l’objet est vu est plus petit que dans la vision de près. Dans le deuxième cas, un plus grand nombre d'éléments de la
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étine étant frappés que daus le premier, la pupille se rétrécira (phénomène lumineux toujours).
Il faut donc, pour pouvoir étudier le réflexe à l’accommodation que les axes visuels aient une orientation constante, que l’angle sous lequel on voit l’objet examiné soit constant quelle que soit la distance, et que l'intensité lumineuse arrivant à l'œil soit également constante malgré les variations de distance de l’objet examiné.
Longet (195), qui a indiqué ces conditions, estime qu’on doit observer des variations des dimensions de lar pupille. Pour Drouin, en éliminant les variations d’éclairage, en se plaçant dans les conditions expérimentales exigées par Longet, on n’observe pas de variations du diamètre de la pupille. En effet, Drouin, en projetant des images de même dimension sur la rétine, n’a pu obtenir la production du réflexe de la pupille par les variations de laccommodation.
A cet.exposé de Drouin, Poncet apporta une objection quin’est pas sans valeur et qui contrecarre totalement la théorie de Drouin. La voici : &« Quand on examine un malade à l’ophtalmoscope, on peut lui faire dilater la pupille en le faisant regarder au loin ; on la lui fait rétrécir
en lui disant de regarder de près ».
77. Alexander (3) estime que la disparition du réflexe à l’accommodation dans une seule pupille est de nature syphilitique dans 760/0 des cas. Uthoff, professeur à Marburg, ne l’admet que dans 25 0/0 des cas. Il se pro-
No e duit dans ces cas une mydriase habituellement incurable car, généralement, elle est provoquée par une lésion des noyaux centraux.
78.Dans le tabes et dans la paralysie générale,le réflexe de la pupille à la lumière manque en général, mais on observe la persistance du réflexe à l’accommodation. C’est
le signe d’Argyll Robertson.
79. Mais dans la paralysie générale on observe tout d’abord la paralysie du muscle ciliaire, puis ensuite celle du réflexe à l’accommodation. Aussi, peut-on dire qu'ici, il y a un faux signe d’Argyll Robertson, car la dissociation entre le réflexe à la lumière et celui à l’accommodation est provisoire, ce dernier étant appelé lui aussi à disparaître. Daus la période prodomique de cette terrible
maladie la pupille est paresseuse à ses excitants habituels.