I. — Cas dans lesquels l'inégalité persistaït
après la mort :
1° Bronchite capillaire. — Pupilles très dilatées, la gauche plus que la droite. Anisocorie 2 jours après la mort.
2° Rougeole. — Pupilles dilatées ; droite plus grande. Anisocorie un jour après la mort.
3° Diphtérie avec pneumonie gauche.— Dilat. pup. gauche plus grande que droite ; puis, le souffle s’étant étendu à droite, la pupille droite devint plus grande, puis la gauche redevint plus grande.
# Pneumonie droite. — Dilatation ; droite plus large
que la gauche. L’anisocorie persistait après la guérison. o° Bronchopneumonie double. — Dilatation ; droite plus grande.
6’ Pneumonie gauche. — Dilatation ; gauche plus grande.
7° Pneumonie droite.— Dilatation; droite plus grande.
IT. — Cas dans lesquels l'anisocorie na été constatée
qu'après la mort :
1° Poumon gauche. — Tubercule et pleuropneumonie : pupille gauche plus grande. |
2° Pneumonie gauche avec scrofule bronchique. — Gauche plus grande.
9° Pneumonie double. — A droite les ganglions sont alteints, et à gauche ils sont sains : la pupille droite est la plus dilatée.
4 Deux pneumonies droites. — Pupille plus large à droite.
5° Pneumonie à dro'te, péricardite. — Pupille droite plus large.
Roque a également fait des observations sur la péricardite. Il en cite deux cas dans lesquels Ia pupille était plus dilatée à gauche qu’à droite. Aussi, en conclut-il, que la plus grande dilatation se trouve du côté malade comme dans les affections du poumon. Mais ila pu remarquer que, s'il ya une péricardite et une lésion inflammatoire du poumon droit, la pupille la plus dilatée
sera la droite.
Vidal 8
127.A une période avancée de la paralysie générale, et après la disparition des réflexes à la lumière età laccommodation, la douleur n’a plus d'influence sur la pupille.
128, Dans les paralysies radiculaires par compression, l'iris est souvent paralysé parce qu’il y a parfois un filet communiquant du sympathique qui est atteint.
129.La piqûre d’une zône anesthésique, chez les hystériques, produit bien la dilatation pupillaire du côté correspondant, comme chez le sujet normal, mais l’hystérique n’a pas ressenti la douleur. Ce la démontre que, ce qui manque, ce ne sont pas les moyens de conduction, mais la faculté de perception. Et, en s’appuyant sur les idées de Cajal, il est naturel d'admettre que dans l’hystérie, les prolongements fibrillaires de la cellule nerveuse centrale sont plus ou moins rétractés, d’où absence de contiguité et fonctionnement incomplet du neurone. Le contact plus ou moins intime de ces prolongements fibrillaires de la cellule avec le neurone serait dû, d'après MM. Duval(75) et Lépine, à l’amæboïsme lequel à son tour serait dû à des nervi nervorum,
130.Dans la migraine, la pupille correspondant au côté douloureux est plus dilatée que l’autre. Wolff a pu observer ce fait sur lui-même.
131.Dans l’ataxie, Drouin aurait observé une certaine dilatation au moment des douleurs fulgurantes, dilatation qui s’accentuerait encore pendant les crises gastralgiques. Mais néanmoins elle reste immobile sous l'influence des impressions sensitivesordinaires.