CHAPITRE VII
Réfiexe de Gifford.
153. Le réflexe de Gifford(97) consiste en une contraction de la pupille provoquée par un effort considérable pour fermer les paupières.
153 bis. Ce réflexe s’observe surtout chez les personnes dontles pupilles sont engourdies à la lumière,chezles aveugles par exemple, ou chez les gens qui ont perdu la vue à la suite d'une maladie de la rétine, du nerf optique ou du cerveau. Mais on peut encore l’observer chez les sujets sains dans 35 0/0 des cas d’après Piltz.
Le réflexe de Gifford peut nous expliquer pourquoi les myopes clignent des paupières pour avoir une vision plus distincte. En effet, en clignant, ils contractent le muscle orbiculaire et par suite, en s’en tenant à la découverte de Gifford, ils provoquent une contraction pupillaire marquée, ce qui, comme on le sait, rend chez ces malades, la vision plus distincte.
154. Pour produire ce phénomène, on ordonne au patient de fermer énergiquement les yeux, pendant qu’on lui tient les paupières écartées l’une de l’autre. On observe aussitôt, pendant que Le patient fait un puissant effort d’occlusion volontaire des yeux ;on observe, dis-je, une con-
traction des pupilles accompagnée d’un mouvement du
globe de l’œil, Il arrive parfois que le globe oculaire est si retourné que la pupille n’est pas visible pendant la contraction de l’orbiculaire des paupières. Mais, dès que l’orbiculaire se relâche un peu, le globe de l'œil tend à reprendre sa position normale et l’on peut alors apercevoir les pupilles qui s’offrent à l'observateur en état de contraction. Mais celte réaction est alors très rapide, fugace même, car la pupille revient tout aussitôt à son diamètre normal.
La force de la réaction est variable. La contraction est quelquefois insignifiante et parfois elle atteint la moitié du diamètre normal de la pupille et même moins encore.
155. Il vaut mieux rechercher la réaction orbiculopupillaire chez des gens atteints de tabes, de paralysie, de syphilis des centres nerveux, parce que, chez eux, le réflexe à la lumière n’existant pas, rien ne vient masquer la réaction recherchée.
156. Il résulte en outre des recherches de Piltz(204)àce sujet que c’est surtout chez ces malades que l’on rencontre ce réflexe. Le tableau suivant qui résume les recher-
ches de Piltz en est la preuve :
Nombre
des suj ts Maladies Résultats Pourcentage examinés positiés ñ 22 Paralrtiques et 14 63 0/0 7 Aveugles. , AUX o 43 0/0 25 Démence précoce (katatonie incluse), . . , 12 48 0/0 8 Épilepsie. DU CE PENEARS 3 De m5 9 Tabestid.t. alain 4 2 22 »