‹ Étude sur les Satires d'HoraceChapitre 17 sur 48 · V. 8 sq. ...durus conponere uersus · texte numérisé non relu

V. 8 sq. ...durus conponere uersus

Nam fuit hoc uitiosus. Erat quod tollere uelles, Cum flueretlutulentus. In hora saepe ducentos, Vt magnum, uersus dictabat... etc..

La faute s'explique par ce fait que, deux vers de suite ayant à la coupe le trochée troisième, un copiste a pu passer deux hémistiches : ces deux hémistiches ont été sans doute rétablis à la marge :

Erat quod tollei-e uelles Cum flueret lutulentus Puis ils ont été considérés comme un seul vers et celui-ci introduit dans le texte arbitrairement après le v. 10; mais, au v. 12, Garrulus atque piger... etc.. ne se rapportent plus à rien et restent en l'air. Ce qui milite en faveur de cette restitution, c'est que, dans la S. I, 10, 50 sq., qui reprend ce passage, les mots : At dixi fluere hune lutulentum... etc.. se trouvent avant la mention de la facilité improvisatrice, v. 60 : amet scripsisse ducentos Ante cibum uersus... Il en était donc probablement de même dans la S. 1,4.

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qu'on éciive beaucoup ; (s. -ont. : je n'envie pas la facilité d'un Crispinus et), s'il me provoquait, je ne voudrais pas me mesurer avec lui, reconnaissant de ce que les dieux... etc.. Au lieu de cela, II. fait saillir en tête du développement la provocation de Crispinus directement mis en scène. La suite logique y perd, mais la vivacité y g-agne, et le trait satirique contre Crispinus, jeté <i l'improviste au début du passage, dans ime proposition indépendante, prend bien plus d'importance. C'est ce que voulait II. et c'est pour cela qu'il a substitué la coordination à la subordination.

De même, v. 21 sq., où un nouveau développement commence brusquement au milieu du vers. II. vient de dire qu'il écrit peu et avec soin ; il ajoute qu'il n'est pas un écrivain populaire comme Fannius. Le nom de Fannius n'est introduit que comme terme de comparaison. Ici le rapport grammatical entre les deux propositions est justement l'inverse du rapport logique ; au lieu de : mea scripta nemolegit... recitare timentis, cum a Fannio ultro delatae sint capsae... etc., H. dit : Beatus Fannius (exclamation indépendante)... cum mea nemo Scripta légat. A cette tournure, il trouve l'avantage de mettre en vedette le nom de Fannius et de rendre plus sensible le trait satirique.

De même encore v. ()5 sq. L'idée est : l'honnête homme n'a pas peur des accusateurs de profession, comme Sulcius et Caprius , qui se montrent en public... etc. Au lieu de cela, II. met en scène, d'une façon indépendante, deux accusateurs publics, comme si son but principal était de faire leur portrait : Sulcius acer Ambulat et Caprius... etc. La description prend en tête du développement une valeur qu'elle n'a pas logiquement. En outre, remarquons la substitution du particulier au général; II. veut dire : il y a des accusateurs publics. Au lieu de cela il en introduit brusquement deux par leurs noms. Enfin, v. 70, la conclusion : cur metuas me? n'est pas à sa place. Le raisonnement est en effet : les délateurs sont la terreur des brigands, mais l'honnête homme n'a pas à les redouter. Or, en supposant que tu sois un brigand, moi, je ne suis pas un délateur; car je ne publie pas mes ouvrages. Pourcpioi donc me redouter? II. introduit précipitamment la conclusion : cur metuas me? avant: nuUa taberna meos... etc., qui est l'explication et la justification de l'assertion : Non ego sum Capri ne([ue Sulti, ce qui lui permet de développer sa justitication en l'agrémentant de traits de satire contre les poètes trop empressés de se produire. La conelusion est indiquée avant ([ue

le raisonnement soit complet. Notons, au v. 74 sq., le particulier pour le g-énéral : in medio qui... foro... quique canentes veut dire simplement : dans les lieux publics les moins propices.

A partir du v. 79, H. réfute le reproche « Laedere gaudes » Inquit « et hoc studio prauus facis », et il lui oppose plusieurs réponses qu'aucun sig-ne extérieur ne distingue les unes des autres et qui commencent au milieu du vers, v. 79 : Vnde petitum..., V. 81 : Absentem qui rodit..., v. 93 : Mentio siqua...

1° V. 79-81. Aucun de ceux qui me connaissent n'apporterait à cette appréciation sur mon compte l'appui de son autorité.

2° V. 81-93. (Transition s.-ent. : définissons la méchanceté et la plaisanterie franche et amusante). Suit cette double définition et H. montre que son genre rentre non pas dans la première, mais dans la seconde catégorie.

3° V. 93-10o. ^Transition s.-ent. : C'est plutôt toi, mon adversaire, qui es une langue médisante, car) tu ne manquerais pas, en paraissant te réjouir du bonheur d'un ami, de le déchirer hypocritement. Ici substitution du particulier au général : H. prend l'exemple concret des réflexions que suggère à un faux ami l'acquittement de Petillius Capitolinus.

Au V. lOo il y a une idée intermédiaire à suppléer : tu me pardonneras (s.-ent. : en efTet, c'est une vieille habitude chez moi); mon excellent père... etc.

S. I, 6, 12. Particulier au lieu du général. A : multos saepe uiros... (énonciation générale), H. oppose l'exemple concret : contra Laeuinum..,, qui représente toute une catégorie d'individus.

V. 17. Avant : quid oportet... etc.? il y a lieu de sous-entendre une transition : (en présence de cette divergence d'opinions*); de même avant le v. 19 : (la question est embarrassante), ou : (la question mérite d'être posée), car... : de même au v. 24, avant : quo tibi Tilli...; les gens obscurs se laissent entraîner par la vanité aussi bien que les nobles (s.-ent. : ils ont tort, car)... La répétition si fréquente du même procédé en quelques vers n'est pas sans jeter de l'obscurité sur tout ce passage. Luc. Mûller"^ suppose une lacune après le v. 22. Je n'en vois pas la

i. Au V. 14 j'ai proposé de lire negante au lieu de notante, Revue de Philologie, t. XXI, 1897, p. 115 sq.

2. Edit. de Vienne, ad h. /., et edilio stereotypa maior^, p. xxxvi. — A. du Mesnil, Erklàrende Beitrage... (Progr. de Frankfurt a. Oder, 1896), p. 21 sq., n'admet pas la lacune signalée par Luc. Muller, après le v. 22, mais il en indique une avant le v. 19. Avec Reisig et Kiessling je préfère sousentendre une idée facile à suppléer.

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nécessité, mais il est cerlain qu'il, abuse ici de la suppression de ridée intermédiaire.

V. 2i sq. Particulier au lieu de général. Tillius n'est qu'un exemple concret pour montrer qu'on ne doit pas a.spirer aux honneurs, lorsqu'on est dans une situation qui ne le permet pas.

V. 42 sq. At hic, si..., particulier au lieu du g'énéral. Le sens est : Nous voulons que nos élus soient aussi grossiers que nous. Ici on saisit bien l'importance au point de vue de l'intellig-ence des S. de la substitution, le cas échéant, du général au particulier. Il serait absurde de faire dire aux électeurs romains : Nous voulons que nos élus aient une voix de stentor. Il est tout naturel au contraire qu ils réclament chez leurs élus ces apparences robustes où le peuple se reconnaît. La voix de stentor n'est qu'un trait spécial, justifié ici parce qu'il s'agit d'un individu spécial, Novius, dont c'était la qualité dominante.

V. 59. Non ego circum..., particulier au lieu du général. II. a dit à Mécène (ju'il n'était pas riche.

V. 72. Noluit in Flaui ludum..., particulier au lieu du général. Le père d'H. n'a pas voulu le confier à un magister de campagne.

V. 111 sq. Le procédé employé par II. pour décrire une de ses journées à Rome est très curieux. Il évite l'ordre chronologique, qui consisterait à commencer au matin et à finir au soir. Il raconte d'abord une de ses promenades et le mot : uespertinum (v. 113) nous avertit qu'elle a lieu le soir. Puis il passe à son dîner ; il va se coucher et dort tranquille. Il nous dit l'heure à laquelle il se lève le lendemain; ses occupations dans la matinée, son apparition au Champ de Mars, où il se livre à des exercices physi(}ues, le retour à la maison pour déjeuner, les heures oisives de l'après-midi achèvent le tableau. C'est le procédé qui consiste à prendre un développement par un point cpielconque, ([uitte à le conqiléter ensuite, au lieu de commencer régulièrement par le commencement et de finir par la lin.

S. I, 10, 31. Avant ce vers, suppression di» l'idée intermédiaire servant do transition : Non seulement, lorsqu'on écrit en latin, il ne faut pas employer de mots grecs, mais il ne faut jamais écrire dans une autre langue que la sienne. Atque (et en outi-ei in<li(|ue la transition, mais d'une fa^on insuffisante'. Alipie. du reste, ne se compiH'ud l)ien ([ue si l'on remarque

I. Ali/iif est l:i \{\o<\ des inss. Ah/iii. eouj. de Heutlev, me paraît dénaliiitM' la suile des idées.

qu"H., dans les v. 31 sq., se sert du particulier (son propre exemple) au lieu du g-énéral. Il faut substituer mentalement le général au particulier : on ne doit pas mêler, en écrivant, le grec et le latin. En outre, et même (atque) un latin ne doit pas écrire en grec.

V. 36. Le développement commence brusquement par une attaque contre un personnage nommé et sans transition. C'est un procédé que jai déjà signalé. La suite des idées se rétablit ainsi : Il ne faut pas écrire en grec, quand on est latin; (s.-ent. : c'est pourquoi) haec ego ludo. <( Haec » veut dire à la fois que ce sont des vers latins et que ce sont des S. Les v. 31-33 ont expliqué pourquoi H. écrit en latin; les v. 40-47 expliquent pourquoi ce sont des S. Les v. 40-45, quoique l'idée soit exprimée sous forme indépendante et mise en tête du développement, ne contiennent pas l'idée principale qui est : en effet, il ne me restait plus que la S., tous les autres genres étant pris. En outre, au lieu de dire : les autres genres littéraires étant occupés, H. en énumère un certain nombre. C'est le particulier pour le général.

V. 48. « Inuentore minor », simple qualificatif du sujet, sert de transition au développement suivant. La transition est introduite accidentellement. H. aurait pu la formuler plus nettement : Mais je ne prétends pas être supérieur à l'inventeur du genre.

V. 51 sq. Particulier au lieu du général. Au lieu de dire : estce que la critique littéraire n'est pas libre?, H. prend des exemples concrets : les jugements de son adversaire sur Homère, la libre critique de Lucilius vis-à-vis d'Ennius.

V. 6i. H. passe au milieu du v. à un autre oi'dre d'idées, sans que rien l'indique. (Idée intermédiaire s.-ent. : j'ai donc le droit de critiquer Lucilius; eh bien,) en admettant que, comme je le dis, il ait été^.. etc.. De même avant le v. 72 il y a une

1. Les V. Oj sq. ne me paraissent jamais avoir été expliqués dune façon satisfaisante. Cf. Rrûger'-* t. I, Anbang-, p. 194. Ou bien on compare Lucilius à lui-même : il est plus châtié qu'on ne pourrait l'attendre de l'inventeur d'un genre. ..etc.; mais c'est faire violence au texte; ou bien on entend par (' aucior wEnnius, qui a acclimaté la satura dans la littérature latine; mais comme II. a appelé Lucilius au v. 48 « inuentor )),on est oblige decbercber une différence subtile entre ces deux mots; ou bien encore on comprend : il a été plus châtié que l'inventeur du carinen Salurnium ; mais le compliment serait maigre. Dans ces conditions, je lirais : fuerit limatior idem Quam rudis e Graecis inlati carminis auctor. Il s'agit bien d'Ennius, mais d'Ennius considéré comme ayant importé de Grèce en Italie l'hexamètre dactylique. «Carmen » parait pouvoir se prendre dans ce sens : cf. C. 111, 30, 13, où II. entend par Aeolium carmen les mètres de la lyrique Lesbienne, peut-être

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idée intermédiaire sous-entendue : (Fais donc comme il ferait s'il vivait de nos jours et) retourne souvent ton stylet.

S. I, 1, 4. Avant ce vers il y a une idée intermédiaire sousentendue, par exemple : (la question mérite d'être posée; car...) comme S. I, 6 avant le v. 19 et après une interrogation qui précède.

V. 28 sq. Particulier au lieu du g-énéral. H. veut dire : tous les gens qui travaillent pour gagner de l'argent ; au lieu de eela, il choisit quatre professions, qui représentent toutes les autres.

V. 36. Quae, simul inuersum... Le rapport grammatical n'exprime pas îe rapport logique : « quae « paraît annoncer un nouveau trait caractérisque de la fourmi; il semble que ce soit la continuation du portrait. Or II. veut présenter une objection : quae == at illa. Cf. S. I, 2, 48, où in quas = in illas tamen...

V. 68. Ici le fil de la discussion est complètement coupé et le nouveau développement brusquement introduit. La transition supprimée est : (mais reprenons la discussion). En outre, le développement commence par une proposition indépendante, qui paraît être le début d'une histoire : Tantalus alabris...etc... ; or ce n'est là qu'une comparaison, dont les formes grammaticales sont supprimées : ut Tantalus a Iabris...etc..., sic tu..., saccis indormis inhians. Le procédé nous est connu; mais le cas est ici particulièrement curieux. En etTet, l'interlocuteur croit qu'H. entame le récit du supplice de Tantale et il se met à rire, comme si on lui racontait de vieilles histoires sans intérêt. C'est donc bien pour piquer la curiosité qu'H. emploie le procédé (non seulement ici mais ailleurs) ; le lecteur pense qu'on va lui raconter une histoire ;

simplement la strophe alcaïque, cf. Ép. I, 19, 32. Dans tout ce passage il s'agit de versification. H. rappelle, v. 54, que Lucilius s'est moipié des vers d'Ennius; il est tout naturel qu'au v. 65 sq. il reconnaisse que l'hexamètre de Lucilius vaut mieux que celui d'Ennius et qu'il excuse Ennius en disant que c'est lui qui le premier a imité en latin l'hexamètre dactylique grec (cf. encore le v. 70, in uersu faciendo). On justifie l'idée du v. 66 « Graecis intacti carminis » qu'on applique à la S. par le jugement de Quintilion X, 1, 93 : « Satura... tota nostra est ». Mais il n'est pas nécessaire qu'H. ait dit la même chose que Quintilien et son insistance à rattacher la S. de Lucilius h la comédie attique ancienne (S. I, 4, 1 sq., 10, 16 sq.) peut faire croire qu'il n'aurait pas été aussi absolu dans son appréciation. Sur l'expression «e Graecisiiilati », cf. Ép. 11. l, i56sq. : Graocia capta... artes Intulit agresti Latio. (iniociu était impossible ici ; le remplacement du nom de pays par le nom de peuple n'a pas besoin d'être défendu. Pour la forme Graeciel non Grai, cf. S. I, 10, 35 : Graecorum.

ce n'est que par la suite que les choses se remettent au point; il y a plus d'imprévu et de vivacité que dans un développement régulier.

S. II, 2, 9 sq. Particulier au lieu du général; H. veut dire : après s'être livré à des exercices physiques... ; au lieu de cela il énumère un certain nombre de ces exercices. Substituez mentalement le général au particulier. De même, v. 13 sq : nisi Hymettia mella Falerno Ne biberis diluta = refuse toute boisson ordinaire. En ce qui concerne la nourriture, H. avait exprimé l'idée sous sa forme générale : Sperne cibum uilem.

Le V. 13 a été très discuté et est suspect d'interpolation. On pourrait essayer d'y voir un exemple de suppression de la subordination formant anacoluthe; pete, qui a pris une allure indépendante, remplace pefis dépendant de seu : Seu te discus agit et petis cedentem aéra disco, cum labor...etc...

V. 16 sq. Foris est promus... etc.. La proposition indépendante remplace une proposition hypothétique. En outre entre celle-ci et l'injonction ironique qui précède, il y a une idée intermédiaire sous-entendue : (Je t'en défie bien, car)...

V. 21 sq. Particulier au lieu du général. H. veut dire : les mets les plus recherchés ne pourront te plaire ; au lieu de cela il en énumère trois. De même, v. 23 sq., le paon et la poule sont là pour représenter les mets délicats et les mets vulgaires i.

V. 33. Au milieu du v. H. passe à un nouveau point de vue, sans que rien indique qu'il s'agit d'une idée nouvelle. D'une part (v. 31-33), l'impossibilité de reconnaître où a été capturé un

1. Les V. 29 sq. ont été très discutés. V. Schiitz^, Kritischer Anhang, ad h. 1. Cf. C. Cristofolini, Zu Hor. Sat. II, 2, 29 f., Wiener Studien, t. 15, 1893, p. 313-314. La plupart des commentateurs, joignant nil à distal, font dire à H. que la chair du paon ne diffère en rien de celle de la poule, ce qui est une absurdité. II faut lire avec Bothe : Carne tamen, quamuis distat, nil hac magis illa, Inparibus formis deceptum te patet. Carne hac se rapporte naturellement au paon mentionné v. 26, carne j7/a à la poule mentionnée V. 24 ; deceptum, qui va bien avec formis, ne va pas avec carne; il y a donc un zeugma et, avec carne, il faut sous-entendre captum. « Pourtant ce n'est pas la chair du paon qui te séduit plus que celle de la poule, bien qu'il y aitune différence , c'est la dissemblance des formes qui te trompe ». Ce qui indigne H., c'est que le gourmand préfère le paon à la poule, non pas à cause de la différence de la chair, qui pourtant est réelle, mais à cause de la diversité du plumage, qui importo peu. Si au lieu de palet on lit petere, qui parait mieux autorisé, cela ue change rien à l'explication qui précède.

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loup marin. De l'autre (v. 33-38), l'absurdité de rechercher les surmulets quand ils sont g-ros (parce que naturellement ils sont petits), et les loups marins quand ils sont petits (parce que naturellement ils sont g-ros). H. aime à juxtaposer ses arguments sans les numéroter et en passant de l'un à l'autre au milieu d'un vers.

V. 4(i. II. vient d'interi'ompre son raisonnement par des imprécations et des réflexions personnelles. Sans qu'aucune transition nous en avertisse, il le reprend au milieu du vers.

V. 53. L'attaque contre les gourmands est terminée. H. passe sans transition à autre chose; l'idée intermédiaire sous-entendue est : (Pourtant il ne faut pas tomber d'un excès dans un autre). Au lieu de la mettre à sa place log-ique, H. l'a exprimée au V. suivant comme justification de l'axiome d'Ofellus, qu'il vient de citer. Au V. 55, avant : Auidienus^, Gui canis... etc., il y a une transition s.-ent. : (il ne faut pas imiter l'exemple suivant) : Avidienus... etc..

Du V. 70 au V. 111 H. énumère les avantages que procure la sobriété. Chacun de ces avantag-es fournit un développement plus ou moins long et ces développements se succèdent sans qu'aucun signe extérieur nous avertisse que nous passons de l'un à l'autre,

1" V. 71-81. D'abord la santé : Inprimis ualeas bene ; « in primis » sig^nifie : d'abord et surtout, mais ne numérote pas le premier développement. (( Valeas », en tête du développement, annonce qu'il, va prouver que la frug-alité donne la santé ; l'annonce n'est pas complète, car il montre en même temps que les excès de table la ruinent; mais ce sont là les deux faces du même sujet.

2" V, 82-88. L'homme sobre pourra, lors([ue le besoin s'en fera sentir, améliorer son ordinaire. « Hic » (v. 82) rattache étroitement ce développement au précédent, dont il paraît être la continuation: en réalité, il en est distinct; <( tamen » n'est pas une transition, mais s'oppose à une idée non exprimée : (tout en étant sobre), cependant celui-ci pourra...

3" V. 8!)-'.>3. Quand on est sobre, on a de quoi satisfaire au devoir de l'hospitalité. C'est là l'idée générale, qu'il faut substituer mentalement au particulier. Aucune liaison avec ce qui précède. Aucune indication que c'est un nouveau développement (|ui comnu'uce.

I. I,uc. Millier, rdil. ,1c Viemu- i-l chI. sli>ivol\ p;) mnior'', lil : Aulidioiuis, à ciiiisc (le la iiiiaiililr.

4° V. 94-99. Même observation ici. L'annonce : Das aliquid famae..., est incomplète. En réalité, H. traite non seulement de l'infamie de la g-ourmandise, mais aussi — et c'est de ce côté qu'il s'oriente nettement à partir du v. 96 : cum damno — du fait qu'elle est ruineuse et qu'elle rend odieux aux autres et à lui-même celui qui en est atteint.

Après une objection (v. 99-101), H. montre :

0° V. 10 1-1 03, qu'on peut faire de sa fortune un meilleur usage que de la consacrer à la satisfaction de sa gourmandise.

6° V. 106-111, sans transition et sans indication qu'on passe à un autre ordre d'idées, qu'il faut être frugal en prévision de l'adversité.

Avant le v. 129 transition sous-entendue. L'arrivée d'un étranger n'a rien changé à nos habitudes (s.-ent. : et cela se comprend), car la nature ne reconnaît pas le titre de propriétaire... etc..

S. II, 3, 20. On serait tenté de rétablir, au milieu du v., une idée intermédiaire non exprimée. Je m'occupe des affaires d'autrui ayant dû renoncer par force à celles qui m'étaient propres (s.-ent. : et voici en quoi elles consistaient :) j'aimais., etc.. Mais il ne semble pas que ce soit là la suite réelle des idées. La place d' « Olim », en tête de la phrase, montre que le mot a une grande importance et il semble qu'il faille entendre tout simplement : ...ayant dû renoncer par force aux miennes propres; car il est passé le temps où...

V. 41 sq. Le développement de Stertinius est annoncé très régulièrement : il définira la folie; il montrera que Damasippe n'en est point atteint plus que les autres hommes.

Au milieu du v. 48 il y a une transition sous-entendue. Stertinius vient de s'engager à démontrer que tous les stulti sont aussi fous que Damasippe (v. 46-48). Les v. 48-53 sont destinés, non pas à commencer cette démonstration, mais à expliquer l'assertion en la présentant sous une autre forme. Donc, au milieu du v. 48, il faut sous-entendre : en d'autres termes. Il y a un rapport analogue entre les trois premiers vers de la S. I, 1 et les V. 4 sq.

Au milieu du v. 62 suppression d'une idée intermédiaire : (il va sans dire que tous ces gens sont fous ; or) je vais démontrer que...

V. 69 sq. Coordination au lieu de la subordination. Le rapport logicpie est : etiam si decem a Nerio scripseris... etc., effugiet tamen... etc.. En outre, les v. 69 sq. sont l'explication des mots : Reiecta praeda, quam praesens Mercurius fert. Il faut

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