‹ Étude sur les Satires d'HoraceChapitre 3 sur 48 · IX. — Caht.vilt. — Salires (Tllorace · texte numérisé non relu

IX. — Caht.vilt. — Salires (Tllorace

2 ÉTUDE SUR l.ES SATIRES D IIOKACE

étapes. Elles sont un point de départ et H. ne connaissait pas encore le point d'arrivée ; elles contiennent, à côté de germes qui se sont développés, des choses qui leur sont particulières ; il y en a qu'elles ne font point prévoir '.

II. est un homme et un écrivain d'impression sincère et momentanée. 11 commence toujours par la pratique, jamais par la théorie ; mais de la pratique il aime à tirer une théorie, qui n'est pas préexistante. Lorsqu'il a abordé le genre satirique, il ne se proposait point de réaliser une conception abstraite mûrement élaborée ; la preuve en est dans la diversité même des satires^ diversité qui atteint également la forme et le fond. Il y a plus ; quand il entame un sujet, il ne se trace pas d'avance un plan régulier, dont il exécute ensuite les diiïérentes parties; non pas qu'il aille au hasard ; ses idées s'associent, mais suivant des procédés ([u'il importe de définir, et ces procédés n'ont rien à voir avec la composition classique : choix d'un sujet unique nettement annoncé dès le début, rigoureusement subdivisé en points ([ui se suivent méthodiquement, de façon à former une construction logique. Si H. a sa manière à lui de composer, il a également des procédés particuliers de développement, de raisonnement, d'exposition et de style. Il s'agit de les apercevoir et de les cataloguer ; c'est comme une clef à découvrir ; lorsqu'on la tient, l'obscurité des satires, très déconcertante au premier abord, s'évanouit. On possède en outre une méthode sûre pour la critique conjecturale, qui a été exercée jusqu'à présent à l'aventure, ex ingénia. On ne s'expose plus à vouloir retrouver chez H., à lui imposer, au besoin, des lois qu il n'a pas appli([uées, à prendre pour des altérations de sa pensée ce qui en est l'expression même.

Les satires sont une œuvre complexe, dans laquelle H. a réuni des éléments très différents et c'est cette complexité qui en faille caractère original. La matière dont elles sont composées n'est pas moins intéressante à étudier que la forme qu'elles revêtent. 11 y a dos conlidences personnelles, des attaques individuelles, de la j)hilosophie, de la morale, tout cela fondu enseinbU" par une inspiration uni([ue. Il faut donc examiner

1. 1 ne it'k)iim' ([ni s'impose pour rétlitioii des feiivres illloraee, c'est rahaiuloii (1(> Tordre tnidilionncl pour Tordre elirouolo<;ique. Il est absurde de coinuieueer par les odes, de niellre les époiles et les satires après les odes... etc... Sur l'ordre des uuss. v. Christ, Iloratiana (Silzungsb. d. pliilos.-philol. Classe d. k. Bayer. Vlvademie der \Vissensch. zu Mïmchen, lS',t;(i, p. H<,» stp

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